C’était le 24 juillet 1896, 17h30 tapantes, dans l’atelier de Théophile à Tourcoing. L’air lourd d’été collait à ma robe blanche. J’hésite sur l’ottomane, ombrelle inclinée, trois-quarts comme chez Stevens. Mon cœur cogne fort. Théophile, élégant en bras de chemise, sanguine en main. Octave, l’adolescent aux yeux sombres, pastels prêts, dans son coin. Ils m’esquissent vite, silhouettes au plomb. Je sens leurs regards. Percer ma peau pâle, fouiller mes courbes. Mes tétons durcissent sous l’étoffe fine. La chaleur monte, mes pupilles se dilatent. Je croise les yeux d’Octave. Boom. Son pantalon tache soudain. Il pantelle, éjacule pour la première fois. À cause de moi. Mon vagin pulse. Une humidité chaude ruisselle, humecte mes lèvres, mon clitoris gonflé. L’odeur animale envahit la pièce. Théophile bande dur, sa verge déforme le tissu. Ébahis, on se fixe. Mes cuisses tremblent.

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Pas question d’arrêter. Je veux plus. ‘Un autre portrait’, je murmure, la voix rauque. Je m’allonge, pose intime, jambes entrouvertes. Eux, debout derrière les chevalets, entrejambes offerts à mes yeux. Octave jouit encore, sperme frais coule. Théophile gonfle plus. Mes seins pointent, ma chatte palpite. Odeur de mouille et de semence. ‘Montrez-moi tout’, je souffle. Robe glisse. Corset lâche. Je m’effeuille. Seins lourds libérés, tétons roses durs comme cailloux. J’écarte les cuisses. Poils roux encadrent ma fente luisante de cyprine. Ils dessinent fiévreux. ‘Ton con brille, Dorothée’, grogne Théophile. ‘Regarde-le suinter pour nous.’ Octave halète : ‘Tes lèvres s’ouvrent, je vois dedans.’ Ma main glisse, effleure mon clito. Frissons électriques. Cœur en furie. Bruits humides de mes doigts qui fouillent. Eux bandent à bloc. Théophile plaque sa bouche sur moi d’abord. Langue vorace lèche, aspire. Je hurle : ‘Baise-moi avec ta langue!’ Octave mate, éjacule sans toucher. Puis Théophile me pénètre. Verge épaisse claque au fond. ‘Prends tout, salope d’artiste!’ Je jouis vite, spasmes violents, ongles dans son dos. Octave capture mon extase, fusain tremblant. Nuit entière. Poses hardies. Nue comme l’Origine du monde. Cyprine goutte sur l’ottomane. Il me baise encore, cul, bouche. Sperme partout. Octave jouit dix fois, pantalon souillé.

L’approche et l’explosion des sens

À six heures, calmés. Théophile dort contre moi, verge ramollie sur ma cuisse. Octave sourit, esquisse finie. Mon corps endolori pulse encore. Peau poisseuse de sueur, sperme séché. Odeur entêtante de sexe cru. J’ai changé. Innocence morte. Deux hommes m’ont prise, yeux et queue. Adrénaline retombée, un feu couve. Secret brûlant. Ces 17h30 deviendront nôtres. Pour toujours.

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