— Tu es déjà là ?
Mon téléphone vibre dans ma poche. Je souris en lisant la notification. Clara vient de m’envoyer un selfie pris devant la fontaine, ses lèvres peintes en rose et son décolleté plongeant qui laisse deviner la dentelle blanche de son soutien-gorge. Nous nous sommes croisés pour la première fois lors d’un afterwork au cabinet d’architectes où elle effectue son stage de fin d’études. Depuis, nos conversations ont glissé très vite vers des territoires plus brûlants.
— J’arrive dans deux minutes. Ne bouge pas.
Je traverse la rue piétonne encore animée à cette heure. La nuit est douce pour un mois de mai. Quand j’atteins la petite place, elle est là, adossée à la margelle de la fontaine, ses cheveux châtains tombant sur ses épaules nues. À vingt-quatre ans, elle dégage une assurance tranquille qui me rend fou. Je la rejoins sans un mot, glisse une main dans ses reins et l’attire contre moi. Nos bouches se trouvent aussitôt, chaudes, impatientes. Ses doigts s’accrochent à ma chemise tandis que je parcours son dos, puis la courbe ferme de ses fesses à travers le tissu léger de sa robe.
Elle s’écarte légèrement, les yeux brillants.
— Tu n’as pas perdu de temps, constate-t-elle avec un petit rire.
— J’ai attendu ce moment tout le week-end.
Nous commençons à marcher, enlacés, longeant les façades anciennes du quartier historique. Sa hanche frôle la mienne à chaque pas. De temps en temps, je baisse les yeux et aperçois la naissance de ses seins, ronds et dorés, pressés l’un contre l’autre par le tissu croisé de son bustier. L’image me hante depuis notre dernière discussion en visio où elle m’avait laissé entrevoir cette même robe.
Nous entrons dans le petit café que nous avions choisi ensemble. À l’intérieur, la lumière tamisée et le jazz en fond sonore créent une bulle intime. Je ne retiens rien de ce qu’elle commande ni de ce que je bois. Je suis trop occupé à suivre le mouvement de ses lèvres quand elle parle, à plonger dans ses yeux verts, à effleurer sa paume du bout des doigts sous la table. Elle me raconte son projet de diplôme, les nuits passées à dessiner des plans, mais tout ce que j’entends vraiment, c’est la promesse contenue dans chacun de ses sourires.
De retour sur la place, l’atmosphère a changé. Les derniers promeneurs ont disparu. Seuls les quatre statues de bronze continuent de déverser leur eau claire dans le bassin. Clara boit dans le creux de sa main, éclabousse un peu son menton. Je me penche et lèche les gouttes sur sa peau. Elle frissonne, passe ses bras autour de mon cou.
— Tu es vraiment insatiable, murmure-t-elle.
— Je n’ai pas encore commencé.
Nous nous installons sur le banc de pierre qui épouse la courbe de la fontaine. Je m’adosse dans l’angle, elle vient se lover contre moi, son dos contre ma poitrine, ses jambes étendues. Mon bras gauche passe naturellement sous le sien et ma main trouve la rondeur de son sein droit. Elle ne proteste pas. Au contraire, elle cambre légèrement le dos pour mieux s’offrir. À travers le tissu fin, je sens la pointe durcir sous mes doigts. Je la caresse lentement, dessinant des cercles, pinçant doucement. De l’autre main, je relève ses cheveux et dépose une ligne de baisers le long de sa nuque.
Elle soupire, tourne la tête pour m’embrasser à nouveau. Sa langue cherche la mienne avec une urgence nouvelle. La température a légèrement baissé. Je prends le gilet léger qu’elle avait posé à côté d’elle et le drape sur ses cuisses, mais ma main glisse dessous presque immédiatement. Mes doigts remontent le long de sa cuisse, atteignent la dentelle de sa culotte. Elle est déjà humide. Quand je presse doucement son intimité à travers le tissu, elle étouffe un gémissement contre ma bouche.
— Ici ? demande-t-elle dans un souffle, mi-choquée mi-excitée.
— Personne ne vient plus à cette heure.
Je continue mes caresses, écartant la fine barrière de dentelle pour toucher sa peau nue, chaude et glissante. Elle écarte un peu les jambes, m’offrant un meilleur accès. Deux de mes doigts glissent en elle tandis que mon pouce tourne autour de son clitoris gonflé. Ses hanches commencent à onduler doucement, suivant le rythme que je lui impose. Sa respiration devient saccadée. Je sens ses muscles se contracter autour de mes doigts.
Soudain elle se redresse, les joues rouges.
— Viens, souffle-t-elle.
Elle me prend par la main et m’entraîne vers l’angle le plus sombre de la place, derrière un massif de buis taillés. Là, elle s’adosse au mur de pierre, relève elle-même le bas de sa robe jusqu’à la taille. Je m’agenouille devant elle, baisse sa culotte d’un geste rapide et plonge ma langue entre ses lèvres trempées. Elle plaque une main sur sa bouche pour retenir ses cris tandis que je la dévore, alternant longs coups de langue et succions sur son bouton sensible. Ses cuisses tremblent. Elle jouit en quelques minutes, les doigts crispés dans mes cheveux, le corps secoué de spasmes.
Quand elle redescend, elle me relève et s’attaque aussitôt à ma ceinture. Mon sexe libéré est déjà dur, tendu. Elle le prend en main, le caresse lentement, puis s’accroupit à son tour. Ses lèvres chaudes se referment sur mon gland. Je m’appuie contre le mur, les yeux fermés, savourant la chaleur humide de sa bouche qui monte et descend le long de ma verge. Elle alterne succions profondes et coups de langue rapides, une main massant mes testicules. Je sens la jouissance monter trop vite.
— Attends, dis-je en la relevant.
Je la retourne face au mur, relève à nouveau sa robe. Elle cambre les reins, m’offrant ses fesses rondes. D’un coup de reins, je m’enfonce en elle jusqu’à la garde. Elle est étroite, brûlante, parfaitement trempée. Je commence à bouger, d’abord lentement, puis de plus en plus fort. Une de mes mains passe devant pour caresser son clitoris pendant que l’autre pétrit son sein. Ses gémissements deviennent plus forts malgré ses efforts pour les contenir. Le bruit discret de nos corps qui claquent se mêle au murmure continu de la fontaine.
Elle jouit une seconde fois, ses parois se resserrant violemment autour de moi. Je ne tiens plus. Je me retire juste à temps et répands ma semence chaude sur ses fesses et le bas de son dos. Elle reste un moment appuyée contre le mur, reprenant son souffle, puis se retourne et m’embrasse tendrement.
Nous revenons vers le banc, rajustés mais encore essoufflés. Elle se blottit à nouveau contre moi, trace des cercles du bout des ongles sur ma cuisse. La lune éclaire faiblement la place déserte. Aucun de nous ne parle pendant de longues minutes. Il n’y a que le bruit de l’eau, nos respirations qui ralentissent et la certitude que cette première nuit n’est que le début de beaucoup d’autres découvertes.