C’était au Matricariat, cette auberge perdue dans un village de la Drôme. J’avais 19 ans, innocente, curieuse comme une chatte en chaleur. Voyage solo entre Lyon et Toulouse, brocantes annulées par les manifs. J’entre, déco hippie, juke-box qui crache Days of Pearly Spencer. Barbara, la taulière baba cool, crinière grise, undercut rasé, robe multicolore sans soutif. Seins dressés, hanches qui ondulent. Elle lit ses cartes blanches, me fixe : ‘Reste, la France est merdique.’ Mon cœur cogne. Elle danse, lascive, pointes de seins qui pointent sous le tissu. Odeur de foin fumé dans l’air. J’hésite, jambes tremblantes. ‘Chambre pour la nuit ?’ Elle rit : ‘Cinquante si tu suces mes tétons. Dix si tu te masturbes avec moi.’ L’adrénaline monte, ma chatte palpite déjà. Je pose mon sac, la suis au premier. Chambre Woodstock : tente moelleuse, baffles, micros au sommet. Son orgue-asme, samples d’orgasmes mixés en musique. Elle joue Le bal des Laze, version gémissements. Ma peau frissonne, je bande le slip mouillé.

Elle ferme la porte, tamise la lumière avec des foulards. Retire sa robe. Corps charpenté, seins lourds, cicatrice au ventre, buisson ardent. ‘Viens sous la tente.’ Nue, maladroite, je m’installe dos contre elle. Ses mains sur ma nuque, murmures rauques. Je l’embrasse, mordille, ondes électriques dans le ventre. Pas de mots, que grognements primaux. Son souffle chaud, parfums fruités sucrés. Elle guide mes doigts sur ses seins, tétons roses qui durcissent. Je les pince, lèche, suce goulûment. Elle râle, ‘Encore, plus fou.’ Ma langue affamée, ses mamelons virent au rouge. Elle me tend sa fente, rosée, épicée. Je plonge, goûte sa liqueur. Elle branle ma chatte, doigts experts. Cœurs qui cognent à l’unisson, sueur qui perle, bruits de succions humides. ‘Masturbe-toi pour moi, face aux micros.’ Je m’allonge, jambes écartées. Elle caresse mon clito, je frotte ma fente contre son undercut rasé. Odeur musquée, chair qui claque doucement. Tension monte, ventre noué. Je jouis fort, giclées sur sa nuque, râles captés. Elle suit, fontaine sur mon épaule, cris modulés comme une mélodie.

L’Approche

Calme plat après l’explosion. Corps enlacés sur couvertures, souffles syncopés. Peau moite collée, cœurs ralentissent. J’ai changé. Innocence envolée, secret gravé : ce plaisir primal, cette connexion viscérale. Barbara m’a ouvert les chakras, montré l’orgasme comme art. Je repars le lendemain, mais le Matricariat pulse en moi. Première fois, mais pas dernière. Adrénaline éternelle.

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