Dans la cuisine sombre de l’appartement de tante Adèle, j’hésite. Le thé fume encore dans ma tasse. Les chemises de M. Leloup traînent sur la table. Mon cœur cogne. Il entre, immense silhouette. ‘Bonsoir, Élodie, merci pour les chemises.’ Sa voix caverneuse vibre en moi. Je rougis, tête baissée. Il s’assoit à califourchon, me fixe. ‘Tu es trop curieuse.’ Je sais qu’il sait pour les dessins. Rage et honte montent. ‘Et vous, espionner les filles nues ?’ Il rit doucement. ‘Je t’immortalise.’ On parle. Il dessine mon visage. Deux heures passent. Je craque, propose de manger. Salade, Cahors. Le vin tourne ma tête. Odeur de gésiers confits, ses yeux noirs sur moi.

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Je file à la douche. Porte entrouverte par défi. Eau ruisselle sur ma peau. Je sors, nuisette transparente, shorty moulant. Miroir de la salle de bain. Je sens son ombre. Il s’encadre dans la porte. ‘Tu es plus belle sous ce voile.’ Mon ventre se noue. Peau qui frissonne. Je soutiens son regard. Prends sa main rêche. Le tire vers ma chambre. Cœur en furie. Tout bascule là.

L’Approche : Hésitation et Basculage

Dans ma chambre, lumière tamisée. Je fais face. Remonte la nuisette lentement. Elle atterrit sur la lampe. Shorty glisse sur mes cuisses. Nue. Immobile. Il avance. Mains sous mes seins en coupelles. Peau sèche contre ma douceur. Tétons durcissent. Souffle rauque. Il me pousse sur le lit. Lèvres sur les miennes. Langue invasive. Moustache drue qui gratte, électrise. Odeur poivrée de lui. Ses doigts sur mes flancs, cuisses, fesses. Index long ma fente. Lent. Haut-bas. J’humidifie. Il écarte mes lèvres. Touche mon bouton. Cajole, pince. Je halète. ‘Laisse-toi faire.’ Doigts dedans. Va-et-vient accélère. Vague monte. Je crie, le mords. Orgasme me déchire. Corps secoué, inondé.

Vidée. Assoupie. Jambes ouvertes. J’attends sa queue. Il tarde. Réveil seule. Nuisette sur lampe, shorty au sol. Il a fui. Honte cuisante. J’ai joui comme une folle pour un pervers impuissant. Douche froide. Petit-déj copieux. Révisions ratées. Images reviennent : sa moustache, mes chairs offertes. Désir humide. J’ai changé. Innocence crevée. Ce secret avec lui, ses dessins, nos nuits futures. Tante Adèle ne saura rien. Moi, Anonyme, je vibre encore de ce premier feu.

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