Le fumoir du greffe. Odeur de tabac froid et de café brûlé. Mes jambes tremblent encore après la chute des dossiers. Michel est là, si proche. Son souffle chaud sur ma nuque quand il retire ce brin de paille de mes cheveux. Mon cœur cogne comme un marteau-piqueur. J’hésite. Gérard, mon mari, deux mois de mariage. Mais ce regard vert, cette voix douce… Tout bascule quand il murmure : “Je suis attiré par vous, Catherine.” Non, je ne dois pas. Pourtant, mon bras s’accroche à son poignet. Nos corps se collent. Sa poitrine dure contre mes seins. Peau qui frissonne, sueur qui perle.

Je recule, mais il avance. Nos lèvres se frôlent. D’abord timide, puis vorace. Sa langue envahit ma bouche, goût de menthe et de désir brut. Mes mains agrippent sa chemise. Il grogne : “Catherine, putain, t’es si belle.” Je gémis dans son baiser, le cœur en vrac. L’innocence s’effrite là, dans ce réduit étouffant. Bruits de pas dehors, mais on s’en fout. Sa main glisse sous mon chemisier, effleure mon ventre. Chair de poule partout. Je halète : “Michel, on peut pas…” Mais mes cuisses s’écartent d’elles-mêmes.

L’hésitation au bord du gouffre

Il me plaque contre le mur. Chemisier arraché, soutif qui saute. Ses lèvres sur mes tétons, durs comme des cailloux. Je cambre le dos, un cri étouffé. “T’es trempée, Cathy,” souffle-t-il en glissant sa main dans ma jupe. Doigts experts sur ma culotte mouillée. Je mords sa lèvre : “Baise-moi, vite.” Il baisse son froc, sa queue raide jaillit, veinée, énorme. Odeur musquée de mâle en rut. Il me soulève, jambes autour de sa taille. La tête de sa bite contre ma fente. Un coup de reins, et il s’enfonce. Douleur exquise, plénitude. Je griffe son dos : “Plus fort, salaud !”

L’explosion des corps affamés

Vagues de plaisir. Sa queue me pilonne, claques humides, sueur qui dégouline. Mon clito frotte contre son pubis, explosions électriques. Je hurle doucement : “Je jouis, Michel !” Il grogne, accélère, me remplit de sa semence chaude. On s’effondre, pantelants. Son sperme coule le long de mes cuisses. Cœur encore fou, peau collante. Premier vrai feu d’artifice. Innocence pulvérisée.

Retour au bureau. J’ajuste ma jupe, essuie mes lèvres gonflées. Michel sourit, complice. “C’était dingue,” murmure-t-il. Je hoche la tête, transformée. Plus la même. Ce secret brûlant en moi, poison doux. Gérard attend au mess, inconscient. Je mens en souriant, mais dedans, tout a changé. Ce gamin m’a réveillée. Désir vorace, culpabilité lancinante. Je garderai ça pour moi, ce basculement primal. Pour l’instant.

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