Ce mardi soir, dans notre maison, la chambre ouest. J’ai tout préparé : le matelas au sol, drap de coton égyptien frais contre la peau, deux coussins brodés d’un cœur, pétales de pivoines roses éparpillés comme une promesse. Mon cœur cogne déjà, la gorge sèche. Paul est censé être à Paris, valise bouclée par mes soins. J’hésite une seconde en fermant la porte, la clé tourne trop fort. Gilles entre, mains sur mes hanches, son souffle chaud dans mon cou. ‘Tu n’as pas oublié de fermer ?’ Sa voix rauque, possessive. Je ris nerveusement, ferme les volets. L’air sent la peinture de l’atelier, mêlé à son odeur d’homme, sueur et désir brut.

Je le pousse dans le fauteuil, babille pour masquer la tremblante. ‘Assieds-toi, je suis à toi.’ Mais déjà, l’adrénaline monte, mes cuisses frémissent sous la jupe. Il sait, moi aussi. On s’enlace, bouches affamées, langues qui s’emmêlent salives. ‘Viens, je nous ai préparé un lit d’amour.’ On titube vers la chambre, enlacés, riant comme des gosses. La porte ouverte, lumière tamisée. Mon innocence bascule là : plus de retour en arrière. Je sais que Paul pourrait surgir, mais c’est ça qui excite, cette peur qui cogne dans le ventre.

L’approche hésitante vers le plaisir interdit

On se déshabille vite, riant, chahutant. Ma dentelle mousseuse glisse, expose mes seins lourds, mes hanches. Il grogne, me plaque sur le matelas. Les pétales collent à ma peau moite. ‘Fais doucement, tu me chatouilles.’ Je ris, roucoule, mais mon corps hurle oui. Ses mains partout, maladroites d’urgence. Il embrasse mes seins, aspire un téton durci, je gémis. ‘Embrasse encore… touche mon petit bouton.’ Son doigt mouillé plonge dans la fente trempée, glisse sur le clito gonflé. Hhhho… frissons électriques, cœur en vrac, peau qui picote partout.

‘Je suis folle de toi. Fais-moi un enfant.’ Les mots sortent seuls, crus, dévorants. Il entre doucement, enfin. Mon sexe s’ouvre, avide, serré autour de lui. Yeux dans les yeux, souffles courts. ‘Euh ! Euh !’ Les coups de reins accélèrent, clapotis humides, bruits de chair qui claque. Odeur de nous, sueur salée, mouille épaisse. Je serre ses hanches, chevilles croisées sur ses reins. ‘Ne te retire pas, viens au fond !’ Il grogne, explose chaud en moi, jet brûlant qui inonde. Ouiiiiii ! Mon cri déchire, vagues de plaisir qui me secouent, ventre qui pulse.

L’explosion des sens et la baise sauvage

Pas fini. Il se retourne, je monte dessus. ‘Nettoie-moi d’abord.’ Ma bouche avale son sexe luisant de nous, goût salé-musqué, durcissant vite. Presque aussi gros que Paul, mais lui sait. Je descends, le prends au fond, bassin qui cercle, jus qui coule encore. ‘Ton mari te donne autant ?’ ‘Non… oh, pousse !’ Hanches levées, il me pénètre profond, je rougis, cou congestionné. Orgasme monte, sauvage. ‘Maman ! Hooo…’ Il jaillit encore, me remplit. Extase, corps qui tremble, moite.

Le calme après. On halète, enlacés sur les pétales froissés. Je sens le sperme tiède couler entre mes cuisses, marque indélébile. Tout a changé : plus innocente, femme comblée, secrète. Ce trésor en moi, ce secret avec Gilles, je le garderai. Même si Paul sait, ce soir-là, mon corps s’est éveillé pour de bon, curieux, insatiable.

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