C’était ce dimanche soir, dans mon appartement du troisième étage, 15 place du Marché-aux-Fleurs. Le soleil de la plage encore sur la peau, sel des vagues sur les lèvres. Olivier m’avait portée jusqu’au sable, enduit de crème, caressé les cuisses si longtemps oubliées. Son érection contre moi dans l’eau froide, son regard affamé. De retour, douche brûlante, salade fraîche, rosé qui picote la gorge. Mon cœur cogne déjà. Je le regarde, torse nu après la douche, muscles tendus. ‘Une partie d’échecs ?’ dis-je. Blitz. Il hausse les épaules. Puis j’ajoute, voix rauque : ‘Blitz Chess Strip. Tu perds une pièce, tu enlèves un truc.’ Il rit, surpris. Moi, je tremble intérieurement. Depuis l’accident, quatre ans sans toucher, sans désir. Handicapée, balafrée, seule avec Marcelline. Lui, il m’a vue nue presque, à la plage. Son slip bombé, je l’ai remarqué. Curiosité dévorante remonte, comme ado. Mais peur. Et si mon corps repousse ? Et si je ne bande pas pour lui ? Non, il bande déjà pour moi. J’hésite. Il accepte. Échiquier entre nous, lumière tamisée. Premier coup. Pion sacrifié. Il ôte sandales. Je ris nerveuse. Mon tour. Je sacrifie exprès. Chemisier tombe. Soutien-gorge noir, seins lourds. Il avale sa salive, yeux rivés. Coup suivant, son tee-shirt. Torse poilu, pectoraux saillants. Odeur de savon, de sel marin. Mon jean. Je dénude ma jambe droite, moignon cicatrisé. Il ne bronche pas, fixe mes yeux. ‘Continue.’ Son pantalon. Slip tendu, bite dure qui pulse. Je mouille déjà, shorty trempé. Échec. Son slip. Il hésite, se lève. ‘À moi de le faire.’ Je tire, queue jaillit, épaisse, veinée, gland violacé. Odeur musquée, chaude. Cœur en furie, peau qui picote.
Je pousse fauteuil contre ses mollets. Il tombe sur lit. Agilité kiné, je grimpe, nue sauf shorty. Seins ballottent, tétons durs frottent son ventre. Baisers sur cuisses, couilles velues. Je lèche, aspire. Sa bite palpite dans bouche, sel pré-sperme. Gémissements rauques. ‘Putain, Zaza…’ Je suce fort, langue tournoie. Il halète, mains dans cheveux. Stop. Capote sortie, je déroule sur sa hampe raide. Reptation sur lui. Toison claire effleure ses bourses. Chatte ouverte, trempée, dégouline sur ventre. Main guide sa queue. Je m’empale. Lente descente. Garde en moi. Chair serre, pulse. ‘Oh merde, si serrée…’ Cris étouffés. Je monte, descends. Seins claquent. Hanches claquent peau. Odeur sueur, sexe. Cœur bat dans tempes. Ses mains pincent fesses, doigts raie. ‘Baise-moi fort.’ Il reins, cogne. Je hurle russe. Orgasme explose, vagin convulse, jus gicle. Il jouit, grogne, remplis capote. Chute sur torse, sueur mêlée, cœurs tonnant ensemble. Bruits : souffles courts, lit craque.
L’approche hésitante
Calme descend. Sa queue ramollit en moi. Je glisse, enlacés. Peau moite colle. ‘Merci de m’avoir fait sentir femme.’ Il caresse cicatrice joue, moignon genou. Frisson doux. ‘T’es diablement désirable.’ Bisous tendres. Odeur corps mêlés embaume chambre. Innocence post-accident brisée. Corps réveillé, faim insatiable. Secret : cette nuit, bascule. Jamais plus seule. Lui hante rêves, envies. Je garde ça, trésor intime. Adrénaline encore pulse veines. Changée, vivante.