La sonnerie retentit. C’est lui. J’hésite une seconde, le cœur déjà qui cogne. Je suis là, dans la cuisine, perchée sur le tabouret, en pyjama froissé de la nuit. Le four en hauteur à nettoyer, mes fesses tendues sous le tissu fin. La porte s’ouvre, il entre sans un mot. Ses pas lourds sur le carrelage. Il s’approche. Lentement. Trop près. Son souffle chaud effleure mes jambes. Je me retourne. Nos regards se verrouillent. Silence électrique. Mes joues brûlent. Son intensité me transperce. Je souris, souffle un ‘Bonjour’ tiède. Il murmure ‘Bonjour, ma belle’. Mes bras s’ouvrent, mains sur ses épaules. Je descends, me colle à lui. Son corps dur contre le mien. Serré fort. Nos lèvres se trouvent. Humides, affamées. Sa langue fouille, dévore. Mes mains tremblent sur son dos. L’air sent le propre, le désir naissant, un mélange âcre de lessive et de sueur.
Explosion. Ses mains partout. Dos cambré sous ses paumes. Pressions soudaines, fesses pétrir sous le pyjama. Il glisse dessous. Peau nue, chaude. Je gémis dans sa bouche. Il lèche mon visage, joues salées, front, nez. Paupières closes, frissons partout. Derrière l’oreille, lobe mordillé. Rires nerveux. ‘Non, arrête !’ Il gobe plus fort. Mon corps se trémousse, ventre en feu. Il soulève le haut. Nombril léché, humide. Haut encore. Sein nu. Petit, poire mûre. Mamelon dressé. Sa main plate sur mon ventre, remonte. Frissons violents. Il empoigne, pince, tire. Douleur-plaisir. Langue sur téton, tournoie, suce. Comme un enfant affamé. Je ferme les yeux, cœur cognant à m’en rompre les côtes. ‘J’adore ton regard coquin.’ ‘Ma mère disait que j’affolais les hommes.’ Baisers fous. Café pour calmer. Enfants rentrent. Repas rapide. Ils repartent. Contre la fenêtre, son sexe dur contre mes fesses. Tourbillon. Chaise. À califourchon sur lui. Langues en duel. Tension monte. Craquement. Chaise plie. Rires hystériques. ‘Elle est morte !’
L’Approche
Reprise. Par terre, dos au fauteuil. Nue torse. Ses mains sur mes seins, dos. Ma main sur son entrejambe, dur comme fer. Il me bascule sur le tapis. Entre mes cuisses écartées. Jean baissé, caleçon tendu. Frottements. Sa main descend. Sous pyjama. Pas de culotte. Poils frôlés. Chaleur humide. Majeur sur fente, clito pressé. ‘Je t’aime.’ Baisers. Pantalon descendu. Langue sur cuisses, intérieur tendre. Nez dans odeurs musquées, traces de jeux passés. Langue sur lèvres, fouille, clito sucé. Doigts dedans, mouillés. Mains sur sa tête, pressant. ‘Prends-moi, nom de Dieu !’ Sa queue saisie, frottée contre moi. Simulation de va-et-vient. Lèvres écartées, prêt à entrer. Sonnerie. Merde. Beaux-parents. Douche rapide. Corps nu luisant, seins libres, sexe encore palpitant. Strip-tease inversé. Soutien-gorge, culotte remontée. Orphelin de sa vue. Baiser fou dans l’escalier. Goût amer.
Retour au calme. Séparation. Cœur toujours battant. Peau marquée de ses mains, lèvres gonflées, sexe humide inassouvi. Innocence brisée. Ce matin, dans cette cuisine banale, j’ai basculé. Curiosité dévorante comblée à moitié. Adrénaline qui pulse encore. Amour clandestin, désir animal. J’ai changé. Femme éveillée, secrète. Ce feu, je le garde enfoui. Pour toujours.