Je me tenais là, dans l’appartement d’Arkel. Quinze mètres carrés. Stores fermés. L’air confiné, propre malgré les corridors puants dehors. Mon cœur cognait fort. Comme un tambour de guerre. J’avais laissé la porte entrouverte. Le signe discret sur le chambranle. Mon appel muet. Mes pieds nus sur le sol froid. Tremblants. J’hésitais. Cinq ans après qu’il m’ait sauvée, ramassée brisée dans la boue. Mon esprit encore en lambeaux. Mais ce jour-là, premier vrai pas. Vers lui. Vers ça.

Il entra. Silhouette sombre. Yeux verts qui percent. Son auréole noire, ce trou noir au-dessus de sa tête, qui avale la lumière. Effrayant. Magnétique. Je portais mon uniforme d’apparat pour la première fois devant lui. Kimono noir, bordures argentées, Tresario rouge brodé. Béret de travers. Comme un défi. Il enleva ses bottes. Lent. Ses chaussettes. Rituel. Je fis pareil. Pieds nus collés au sol. Odeur de cuir usé, de sa peau. Mon ventre se noue. Curiosité qui brûle. Peur qui picote la nuque.

L’Approche : L’hésitation fatale

Pas un mot. Il alla à la salle de bains. J’attendis. Corps tendu. Seins lourds sous le tissu. Chaleur monte entre les cuisses. Il revint. Nu-torse. Muscles saillants. Marque maudite visible. Il posa son baudrier. Me fixa. Je lui tendis la tasse de vin. Bonne bouteille. Pas la piquette synthétique. Claquement des tasses. Goutte à goutte sur la langue. Chaleur qui descend. Ses yeux sur moi. Froids. En colère feinte. ‘Tu as fait ce que je t’ai dit ?’ Voix rauque. Première parole depuis des semaines. Je rougis. Chaud aux joues. ‘Oui, Arkel. Puissant. Ça m’a aidée.’ Je raconte. Ma danse. Premier ordre. Club sélect. Voile transparent. Corps frotté à la colonne. Orgasmes cachés. Yeux dans les siens, ce paladin inconscient. Mon frère d’armes. Mouillé, visible. Risque de tout. Il m’écoute. Bras autour de mes hanches. Me tire contre lui. Sa chaleur. Son odeur musquée. Mon corps frisse. Frémis. Cœur qui explose. Tout bascule. Innocence craque.

L’Explosion et la Transformation

Il me plaque au mur. Dureté contre mon ventre. ‘Prix à payer.’ Souffle chaud sur mon cou. Mains rudes sur mes épaules. Déchire le kimono. Boutons sautent. Seins nus. Tétons durs comme cailloux. Il pince. Douleur vive. Plaisir qui fuse. Je gémis. ‘Putain, Arkel…’ Voix cassée. Il rit. Sombre. Mord mon cou. Peau qui picote, marque rouge. Ses doigts glissent bas. Sous le tissu. Chatte trempée. ‘T’es déjà prête, salope de paladin.’ Doigts en moi. Brutaux. Curieux. Je cambre. Jus coule. Odeur de sexe monte. Bruits humides. Slurp slurp. Mon cœur bat la chamade. Première fois comme ça. Maladroite. Je trébuche sur ses épaules. Il me soulève. Jambes autour de sa taille. Pantalon baissé. Queue dure. Épaisse. Pointe contre moi. ‘Supplie.’ ‘Baise-moi, Arkel. Déshonore-moi.’ Il thrust. Profond. Déchire. Cris étouffés. Murs vibrent avec le train dehors. Grincements lointains. Sa sueur sur ma peau. Frottements. Peau claque. Paume sur mon cul. Fessée. Brûlure. Orgasme monte. Sauvage. Je griffe son dos. Sang sous ongles. Il grogne. ‘T’es à moi.’ Accélère. Boule au ventre éclate. Je hurle. Jus gicle. Il jouit. Chaud. En moi. Tremblements. Corps secoué.

Calme. Halètes. Il me pose. Sol froid sous fesses. Vin renversé. Taches rouges. Son sperme coule le long de ma cuisse. Odeur âcre. Je le regarde. Changée. Innocence morte. Ce feu en moi, nourri. Secret gravé. Personne ne saura. Pas mes frères paladins. Pas Milikki. Juste nous. Dans ce cloaque. Mon ancre. Ma chute. Peau encore frémissante. Cœur ralenti. Sourire en coin. Prête pour plus.

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