Je suis assise à cette terrasse de café, glace au pamplemousse à la main. Le soleil printanier chauffe ma peau, une brise légère fait danser mes cheveux. En face, sur le banc de l’arrêt de bus, elle m’observe. Rousse flamboyante, mèches rebelles. Deux bus passent, elle ne bouge pas. Mon cœur cogne déjà un peu plus fort. Les rousses m’ont toujours troublée, sauvages, sensuelles.
Je lèche ma glace, une goutte coule sur mon menton. Et lui arrive, mon avocat, serviette sous le bras, pantalon impeccable. Son œil bleu pétille. L’audience a dû bien se passer. On s’installe, nos regards se croisent. Connexion électrique. Pas de dossier, que des pensées sucrées, collantes. Je cherche du regard le renflement de son pantalon. L’excitation monte, brutale.
L’Approche
La rousse nous fixe toujours. Elle sourit. Je lui rends son signe. Il se retourne : « Vous la connaissez ? » Non, mais elle veut faire connaissance. Il traverse la rue, l’invite. Elle s’attable. Sorbet pamplemousse, fromage blanc. Échange maladroit sur le temps. Puis : « Vous êtes mariés ? » Rires gênés. « Ou amants, vu comment tu le dévores. » Je rougis, cramoisie. Elle avoue : elle voulait m’aborder, jalouse de lui.
« Il y a quelque chose de sensuel en toi. Tu aimes le sexe, donner et recevoir. J’ai un fluide. » Ses yeux verts en amande me transpercent. Taches de rousseur, formes pleines. Elle prend ma main, caresse mes doigts un à un. Ma peau frissonne. Hésitante, je jette un œil à lui. Il sourit, goguenard. « Ma voiture est à cinq minutes. Une promenade ? » Je suis partagée : refus moral, excitation dévorante. On y va. Main dans la main avec elle, comme à cinq ans avec Clara au manège. Le cœur au bord des lèvres.
Dans la Scénic, à l’arrière contre elle. Radio 80’s. Elle remonte sa jupe, pose sa main sur mon jean. Son chemisier s’ouvre sous mes doigts gauches. Soutien-gorge pigeonnant, seins opulents, tétons durs. Odeur de sa peau, musquée. Je pelote, elle soupire profond. Mon jean descend, fesses à l’air. Sa main sur mon sexe, trempée. La sienne : poils cuivrés, lèvres suintantes. Son fluide, âpre, enivrant. Je frotte sa culotte mouillée, la jette à lui. Il renifle.
L’Explosion
Elle s’allonge, jambes écartées. « Lèche-moi la chatte, ma belle. » Hésitation. Cœur qui bat la chamade. Sa chatte ouverte, pas belle mais excitante. Il s’arrête au bois, me caresse la nuque : « Vas-y, pour moi. » Je plonge. Lèvres salées, clito dressé. Sa langue dans ma bouche à moi après. Tout bascule.
Elle me cunnilingue, doigts dansants. Intensément bon. Je repousse, saisis sa bite à lui. Gland goulu, veines pulsantes. Elle me doigte l’anus. Jouissance au bord. Il sort, capote. Sur le capot, il alterne nos chattes. Cris, fluides mélangés. À quatre pattes, elle le suce. Éjac sur mon cul. Elle lèche tout, avale. Je nettoie sa verge. Bruit de moteur : on se rhabille à la va-vite, moi cul nu.
Retour au calme dans la voiture. Glace au fromage blanc proposée. Mon corps vibre encore. Changée à jamais. Cette rousse anonyme a fissuré mon innocence. Le secret ? Gravé en moi, brûlant. Lui, toujours au centre. Mais elle… première saveur femme, inoubliable.