La forêt bruissait doucement ce jour-là, tapis de mousse épaisse sous les pieds nus. J’avais presque douze ans, ma toison naissante épilée par maman la veille, plaquette de contraceptifs avalée. Vierge taboue jusqu’hier. Mon cœur cognait comme un tambour tribal. Lui, mon barbon de dix-neuf ans, quatorze printemps de plus, mais si beau, si fort. On s’était fricotés en cachette, mains baladeuses, baisers volés. Aujourd’hui, le pas de trop. ‘Viens, Dilma, sur la mousse, personne nous verra.’ Sa voix rauque, son odeur de terre chaude et de sueur mâle. Ma peau frisseonne, tétons qui pointent sous le pagne neuf. Hésitation. Peur du dénuement total. Curiosité qui dévore. ‘Et si ça fait mal ?’ il rit, ‘T’inquiète, je serai doux.’ Je lâche sa main, recule d’un pas. Le sang pulse aux tempes. L’innocence bascule là, en un battement. Je saisis son pagne, tire. Sa bite jaillit, raide, veinée, plus grosse que dans mes rêves. Tout tremble.
Ses mains sur mes épaules, pagne arraché. Corps nus collés. Sa peau brûlante contre la mienne, moite. Il m’allonge sur la mousse, frais et spongieux sous mes fesses. ‘T’es belle, ton puki tout lisse.’ Doigts qui effleurent ma fente neuve, glissante déjà. Je gémis, cœur en furie. Il descend, langue sur mes seins naissants, aspire un téton. Éclair dans le ventre. ‘Putain, c’est bon.’ Il grogne, ‘Ouvre les cuisses, montre-moi.’ J’écarte, vulnérable, son nez plonge, souffle chaud. Langue qui lèche, fouille. Odeur musquée de ma mouille première. Bruits de succion, clapotis obscène. Mes hanches se cabrent seules. ‘C’est ça, ma salope en herbe.’ Dialogues sales qui excitent. Sa bite contre ma cuisse, prépuce qui coulisse, goutte perle. Je l’empoigne, maladroite, branle vite. Il halète, ‘Doucement, ou je gicle.’ Il se redresse, gland contre mon entrée. Pression. Déchirure légère, comme un voile qui pète. ‘Aïe !’ ‘Respire, pousse contre moi.’ J’obéis, il s’enfonce, centimètre par centimètre. Plein, étiré, chaud. Va-et-vient lents, puis sauvages. Fric-frac humide, mousse qui craque sous nous. Sueur qui coule, mélange nos odeurs. Son bassin claque mes chairs, couilles tapent mon cul. ‘T’es étroite, putain, serre-moi !’ Je griffe son dos, ondes montent, ventre noué. Curiosité comblée, adrénaline pure. Il accélère, grogne bestial, explose dedans. Chaud qui gicle, me remplit. Je jouis après, spasmes idiots, premiers.
L’approche hésitante
Corps lourds emmêlés, respiration saccadée. Forêt reprend ses bruits, oiseaux stridents. Sa bite ramollit, sort avec un chpop. Semence coule entre mes cuisses, poisseuse. Je me sens changée, porte close ouverte à jamais. Plus vierge, plus enfant. Secret à moi, amourette passagère. Il embrasse mon front, ‘T’es une femme maintenant.’ Sourire timide, tendresse neuve. On se rhabille, pagne taché. Retour au village, jambes flageolantes. Innocence basculée, curiosité apaisée un temps. J’ai gardé ça pour moi, ce tapis de mousse gravé dans la chair. Saudade déjà.