C’était dans notre salon, ce samedi soir-là. Le cœur cognant fort, je me souviens de cette robe noire moulante en simili-latex, si courte qu’elle collait à mes cuisses. Pas de soutif, mes tétons durcis pointaient sous le tissu. Alex m’avait donné son feu vert la veille au lit. ‘Ose pour Francis’, avait-il dit. J’hésitais encore, la peau frémissante d’adrénaline. Francis arrive sur sa moto, bruyant comme un présage. Il franchit le seuil, ses yeux lubriques sur moi. Je virevolte sur mes cuissardes, talons claquant. Apéro tendu. Sa bosse gonfle son pantalon de cuir. Je m’assois près de lui, main tremblante sur sa cuisse. Puis, sans un mot, je pose ma paume sur cette bosse chaude, dure. Le tissu pulse sous mes doigts. Il écarte les jambes. Tout bascule là, dans ce silence chargé d’odeurs de désir et de moto.