Assises sur la grande pierre plate, face au soleil rougeoyant. L’air salé de la mer des Baléares caresse ma peau cacao. Aylin à côté de moi, nue, ses seins lourds qui se soulèvent doucement. Mon cœur cogne déjà, fort, comme un tambour dans ma poitrine. J’ai vu ses nuits solitaires, ses doigts qui dansent sur son corps. Ça m’énerve, dit-elle. Moi, je sens la chaleur monter dans mon ventre depuis des jours. Ses explications sur le baiser, l’énervement, le jouir. Mes cuisses se serrent sans que je commande. Hésitation. Je la regarde, ses yeux gris qui brillent. ‘Ce soir Vanna ?’ Sa voix rauque, un peu tremblante. Mon souffle s’accélère. Peur et envie qui se battent. Je hoche la tête. ‘Oui Aylin.’ Elle se penche, ses lèvres effleurent les miennes. Douces, chaudes, goût de mûres et de rhum. Ma bouche s’ouvre, timide. Sa langue glisse, curieuse. Je la suce, maladroite, un frisson me parcourt l’échine. Odeur de sa peau, sel et sueur sauvage. Mon clitoris durcit d’un coup, comme piqué. Le bascule. Tout bascule là, sur cette pierre tiède.