C’était un dimanche matin, dans la maison d’à côté, celle de mon géant breton. J’avais lu son manuscrit jusqu’aux larmes, ‘Mésaventure en solitaire’. Assise sur son grand lit qui sentait encore le renfermé de l’absence, je le regardais. Lui, ce nounours de 196 cm, buriné par la mer. Mon cœur cognait déjà. J’hésitais. Depuis des semaines, cafés du matin, whiskies glacés, bises qui s’attardaient. Hier, visite du jardin enfumé, côtelettes qui crépitaient. Mais là, après ses mots qui m’avaient tordue les tripes, tout basculait. Je le tutoyais enfin. ‘Tu as un cœur énorme.’ Il souriait, maladroit. Ma peau frémissait sous mon pull marin. L’air chargé d’odeur de papier et de mâle salé. J’ai enlevé mes lunettes. ‘Montre-moi tout.’ Le pas franchi. Innocence en miettes.

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Ses yeux s’écarquillent. Je retire mon pull. Mes seins jaillissent, lourds, fiers, pas une ride de pesanteur. Il émerveillé : ‘Putain, ils tombent pas.’ Ses paluches énormes approchent, hésitantes. Je frissonne, tétons durs comme cailloux. Il les empoigne, malaxent la chair tendre. ‘Si gros pour une crevette comme toi.’ Je ris nerveux, glisse ma main dans son froc. Le menhir. Bordel, un bras ! Veines gonflées, peau chaude, pulsant. ‘Wow, un menhir !’ Il grogne : ‘Fais gaffe, petite, il mord.’ Je le branle, curieuse, paume moite. Odeur musquée monte, mélange sueur-mer-tabac. Il me déshabille d’un coup, jean velours arraché. Ma chatte rasée luit déjà, lèvres gonflées. Il plonge la tête, langue rugueuse fouille le clito. ‘T’es trempée, salope anglaise.’ Je gémis, cuisses tremblent, ongles dans sa broussaille. Cœur en furie, tambour dans la poitrine. Il me soulève comme une plume, me plaque au mur. Menhir contre fente. ‘Vas-y, éclate-moi.’ Poussée lente, brûlante. Étirement infernal, chairs qui cèdent. ‘Aaaah ! Trop gros !’ Il s’enfonce, cognant le col. Dialogues sales : ‘Prends tout, petite pute du pub.’ Je hurle plaisir-douleur, jus qui gicle. Il me besogne sauvage, coups de reins titanesques, lit qui grince comme un bateau en tempête. Odeur de baise âcre, sueur qui dégouline sur sa peau tannée. Je grimpe aux rideaux, quatre fois, spasmes qui me secouent. Il rugit enfin, crache lave en moi. Chaud, collant, plein.

L’approche : le souvenir qui affleure

Retour au calme. Corps emmêlés sur le duvet. Son cœur bat sous mon oreille, lent géant. Menhir ramolli toujours en moi, demi-embrochée. Sa paluche sur mes fesses rondes, doigt qui taquine la rondelle. Contractions réflexes, délectables. Je change. Plus la même. Innocence pulvérisée par ce colosse. Secret à moi, voix du passé. Les liaisons rouvertes entre nos maisons, caves partagées, nuits lovée sur lui comme chatte. Mais ce premier choc, gravé. Adrénaline éternelle.

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