Le studio de Pat, minuscule, chaud malgré le froid hivernal dehors. Canapé-lit déplié, odeur de Bailey et de techno encore dans l’air. Seb vient de partir, Pat sous la douche. Mon cœur cogne déjà. J’enfile mon peignoir rouge, soie glissante sur ma peau nue. Culotte coton bleu ciel, comme une gamine. Mais ce soir, en boîte, les regards des potes de Seb m’ont allumée. Lui, si craquant, marié à Marion mais seul ici, à la caserne. J’hésite, la porte frappe. C’est lui, loupé son bus. ‘Tu déranges pas’, je dis, énervée par son insistance. Il rentre, yeux sur mes cuisses. Pat bruit d’eau. Je me penche pour le lit, peignoir remonte. Je sais qu’il mate mon cul. Frisson dans le dos. ‘Aide-moi’, je lance. Agenouillée, le peignoir bâille. Mes seins lourds pendent, tétons durs. Son ‘wouah’ me fait sourire coquin. ‘Comment tu trouves ?’ Je rampe vers lui, féline. Main sur sa bosse. ‘Elle te manque, Marion ?’ Il résiste, parle de nous deux lesbiennes. J’éclate de rire, mots crus sortent : ‘On se gouine ? On se broute la chatte ?’ Ma main défait sa braguette, bite raide. Je l’avale entier, bouche chaude, langue qui tournoie. Ses mains sur mes seins, lourds, pleins. Je gémis, dos cambré, culotte mouillée. Il caresse mes fesses, peau de pêche. Douche s’arrête. Je pompe plus fort, il bloque ma tête, jouit en gorge. Sperme chaud, salé, j’avale tout. Filet aux lèvres. ‘Bon goût.’ Pat sort, serviette. On se serre à trois dans le lit. Nuisette tendue sur mes nichons. Je lèche son oreille au bisou. Nuit calme, puis Pat réveille Seb. Moi, je fais semblant de dormir. Lumière allumée. ‘Ne vous gênez pas.’ Pat nue, corps sculpté, tribal aux reins. Seins pommes, tétons pointus. Elles avouent : pas lesbiennes, juste pour virer les lourds. Baisers langoureux entre elles. Pat suce Seb doucement. Moi, à cheval sur son visage. Chatte trempée dégoulinante sur sa langue. Clito gonflé, mordillé. Pat s’empale, chevauche sauvage, bassin ondulant. Je la caresse. Elle jouit, cambrée, spasmes. Puis moi sur lui, seins ballottant. Il me pilonne, va-et-vient profonds. Orgasme fulgurant, bassin projeté. Levrette pour Pat, claques de fesses. Puis moi, index au cul. Première fois. Lubrifiant froid, doigts de Pat qui écartent. Gland pousse, anneau craque. Douleur vive puis plaisir serré. Pat lèche mes couilles à lui, chatte à moi. Je jouis anal, tremblements. Lui explose dedans. Épuisés, enlacés. Matin tendre, nus sous couette. Bisous doux, petit dej peau contre peau. Innocence partie, corps changé, secret gravé. Ce studio, ce lit, cette nuit : mon éveil vorace.