Dans le salon de la maison, ce samedi soir-là il y a douze ans. L’air encore chargé des effluves du dîner. Julie venait de claquer la porte de la chambre, furieuse après les mains baladeuses de David sur sa cuisse. Son verre balancé à la figure, éclaboussures sur le tapis. Restés seuls, David et moi, avachis sur le canapé, bouteille d’eau-de-vie entre nous. Le vin du repas nous avait ramollis les inhibitions, le corps fourbu des travaux chez lui. David, ce dragueur invétéré, yeux brillants de luxure inassouvie. Moi, excité par ses tentatives sur ma femme, queue déjà demi-dure sous mon jean.
On a causé de tout, nos épouses prudes. Julie si chaude au lit mais coincée dehors. Nathalie, la sienne, sévère en surface, volcan dessous. Fantasmes qui suintent. ‘J’ai triqué pour ta femme depuis longtemps’, avoue-t-il, voix rauque. Mon cœur cogne déjà. Télé zapée, Canal+ s’allume. Porno hardcore. Gémissements de salope, chairs qui claquent. On imagine Julie et Nathalie à leur place, se faire défoncer. Mes doigts glissent sur ma braguette. Lui aussi. On sort les bites, branlette mutuelle en silence d’abord. Peau chaude, veines gonflées. Odeur de mâle, sueur et pré-sperme.
L’Approche
‘T’as déjà sucé un mec ?’, lâche-t-il soudain, poing sur sa queue raide. Le sang me monte au visage. Cœur en furie, paumes moites. ‘T’es pas bien… Et toi ?’ ‘Plus jeune, en pension.’ Silence lourd. Ma bite palpite dans ma main. Curiosité qui ronge, alcool qui pousse. ‘Si tu veux savoir, viens goûter la mienne…’ Tout bascule là. Hésitation de secondes éternelles. Peau qui frissonne, gorge sèche. Je me penche, main tremblante sur son manche épais. Gland violacé, luisant.
Attrapé. Chaud comme un fer. Odeur forte, intime, nouvelle. Langue timide sur le bout. Salé, un peu amer. Frissons dans l’échine. Il gémit bas. Je lèche autour, cercles lents. Cœur qui tambourine, bite dure comme jamais. Puis en bouche. Pleine. Velouté sur la langue. Pompe maladroit d’abord, va-et-vient hésitants. Il enfle, pousse contre mon palais. Bruits de succion humide, salive qui coule. Il m’attrape la queue, branle ferme. ‘Putain, t’apprends vite.’ Je gémis, bouche pleine. Vêtements arrachés. Nus, collants. Son corps poilu contre le mien, sueur qui colle.
L’Explosion
On bascule en 69. Sa bouche engloutit ma bite. Chaud, humide, aspirante. Décharges électriques dans les reins. Je l’aspire plus fort, gorge profonde, glotte qui lutte. Mains partout : fesses musclées, couilles lourdes. Doigts qui fouillent l’anus timide. ‘Suce-moi bien, salope.’ Dialogues sales qui excitent. Baisers voraces, langues qui dansent, goût de bite partagé. Hanches qui roulent, queues qui cognent ventres. Rythme fou. Bas-ventre noué. Je jouis premier, spasmes violents. Jet chaud dans sa gorge. Il avale, grogne. Continue à me pomper les dernières gouttes.
Je redouble sur lui. Sa queue gonfle, tressaille. ‘Vas-y, bois tout.’ Explosion. Sperme bouillant inonde ma bouche. Épais, visqueux, goût d’amande rance. J’étouffe presque, recrache un peu, puis avale par surprise. Léche le résidu, gland sensible qui palpite. Affalés, souffles courts, corps luisants. Sa main sur mon cul. ‘J’ai adoré ça. Merci.’ ‘Moi aussi. J’aime sucer les bites.’ Baiser final, saveur de foutre mêlé. Curieux, je demande : ‘T’es allé jusqu’où avec un mec ?’ ‘Jusqu’au cul. On essaiera ?’ Hésitant, mais changé déjà.
On se rhabille mollement. Monté au lit, Julie endormie. Baiser ses lèvres, innocent. ‘Je t’aime.’ Allongé, tête en vrac. Corps repu, esprit transformé. Tabou brisé, volupté nouvelle. Secret bien gardé, mais soif de plus. David dans la chambre d’amis. Promesses chuchotées : décoincer Julie et Nathalie. Innocence morte cette nuit-là. Pour toujours.