Je suis là, sur la banquette arrière de cette BMW volée, garée au bord du canal d’irrigation, dans ce trou perdu de la montagne. Le moteur encore chaud, l’odeur de pin et de terre humide qui s’infiltre par les vitres baissées. Mon cœur cogne comme un marteau-piqueur. Fiona est à califourchon sur moi, son short arraché, sa culotte trempée contre ma main. Ses yeux noirs me transpercent, suppliants. ‘Fais-moi jouir, Michèle, juste une fois, et je te laisse partir.’ Sa voix rauque, essoufflée, me vrille les tripes.
J’hésite. Putain, qu’est-ce que je fous ? J’ai fui mon mari tyrannique pour ça ? Me retrouver piégée par une délinquante lesbienne qui pue la sueur et le désir ? Ma peau frissonne sous son bassin qui se frotte déjà. Le tissu de son slip est chaud, moite, collant contre mes doigts. Je sens son renflement, ce sexe inconnu qui palpite. Mon ventre se noue, une chaleur traîtresse monte entre mes cuisses. ‘Tu me jures ?’ je murmure, la voix chevrotante. Elle hoche la tête, les lèvres humides. ‘Oui, parole.’ Mensonge ou pas, je craque. Ma main glisse sous l’élastique. Tout bascule.
L’Approche : l’hésitation avant le basculement
Ses poils drus, puis la chair brûlante, ouverte, qui aspire mes doigts. Un bruit de succion humide, obscène. Elle gémit, bascule les hanches. ‘Plus fort, salope, doigte-moi !’ Ses mots sales me choquent, m’excitent. Je presse, frotte le clito gonflé, dur comme un bouton. Son odeur musquée envahit l’habitacle, mélange de mouille et de transpiration. Mon cœur explose, la tête me tourne. Elle m’embrasse, langue vorace, aspirant ma salive. Je réponds, sauvage, enfonce deux doigts dans sa chatte trempée. Elle convulse, cris rauques : ‘Oui, comme ça, Michèle, baise-moi !’
L’Explosion : la découverte sauvage du corps
Nos corps collent, sueur contre sueur. Ses seins sous le t-shirt frottent mes nichons à travers le tailleur. Je sens ses cuisses crispées autour de ma main, son jus qui coule sur mon poignet. Elle chevauche mes doigts, rythme endiablé, bassin claquant. ‘Regarde-moi jouir, putain !’ Ses yeux roulent, bouche ouverte, hurlement primal. Elle explose, vagin qui se contracte, gicle presque. Je n’arrête pas, ajoute un troisième doigt, la pénètre à fond. Deuxième orgasme, brutal. Elle tremble, hoquets, sourire béat. ‘Divine, t’es divine.’
Le calme revient. Son poids sur moi, respirations saccadées. Je la repousse, essoufflée, confuse. ‘C’est fini, sors.’ Mais elle rit, yeux brillants. ‘Naïve, t’as adoré. T’es faite pour ça.’ Larmes aux yeux, je fonds. Elle m’a trompée, mais… mon reflet plus tard, dans la glace du chalet, me hante. Visage fiévreux, lèvres gonflées, désir inassouvi. J’ai remis les clés, rejoint la chambre. Ce soir-là, au chalet des Leboyer, lit préparé, feu crépitant. Je sais que j’ai changé. Cette caresse, ce pouvoir sur son corps, ce feu en moi. Mon secret. Innocence morte, femme éveillée. Fiona a raison : j’ai ça dans la peau.