Ce mur d’usine désaffectée à Amiens. Graffiti écaillés, herbes folles qui percent le béton. Mon cœur cogne comme un marteau-piqueur. J’avance, talons hauts qui crissent, robe bleue électrique remontant sur mes cuisses. Le plug dans mon cul remue à chaque pas, envoie des décharges électriques dans mon ventre. J’ai la chair de poule. Ben est déjà là, rasé sur les côtés, barbe de trois jours, blouson cuir. Bad boy pur. Il me serre la main, évite la bise. Son appareil photo pend à son cou, gros, lourd. Je sens son regard me scanner. Mes prothèses bombent mon soutif rouge, perruque rose fluo qui chatouille mes épaules.
On commence la séance. Je pose, pin-up trash. Jambes écartées, cambrée, moues boudeuses. Le vent froid fouette mes jambes nues, durcit mes tétons sous la dentelle. Il clique, accroupi pour une contre-plongée. Ma jupe remonte. Il mate le brillant du plug sous mon string. ‘C’est quoi ce truc ?’ Sa voix rauque, choquée. ‘Un bouchon pour les fesses.’ Il rougit, bafouille. ‘T’es un grand malade !’ Mais ses yeux brillent. Je frissonne, excitation monte. Odeur de béton humide, de son après-rasage musqué. Mon anus palpite autour du jouet.
L’Approche
Gros plan sur mon visage. Nez contre l’objectif, rouge à lèvres vif qui luit. Sourires, doigt sur la bouche, ingénue coquine. Il devient écarlate, sue. ‘On arrête là, OK ?’ Je le colle contre le mur pour voir les photos. Son corps chaud contre le mien. Je me presse, sens sa braguette durcir. Il hésite, yeux brillants. ‘Tu es… très belle. Si t’étais une fille…’ Mon cœur explose. J’ai la gorge sèche, les mains tremblantes. Tout bascule. Je l’embrasse, lèvres voraces. Il me plaque au mur, langue invasive, goût de bière et désir brut.
Sa main sur ma taille, la mienne sur sa bite gonflée. Bouton qui saute, jean qui descend. Son sexe jaillit, veiné, dur comme fer. Il recule. ‘Je n’aime que les filles !’ ‘Ce soir, je suis ta fille.’ À genoux, je l’avale. Bouche pleine, lèvres serrées, langue qui tournoie. Ses fesses fermes sous mes paumes. Il gémit, ‘Nori… putain…’ Salive qui coule, bruits de succion obscènes. Je le lubrifie, le rends luisant. Pas de gorge profonde, juste parfait pour ce qui suit. String arraché, plug sorti dans un pop humide. Je le lui tends, il le poche, yeux fous. Face au mur, robe relevée, fesses écartées. ‘Prends-moi, Ben.’ Mon trou cligne, béant, prêt.
L’Explosion
Il approche, pantalon aux chevilles. Sa bite chaude contre ma pastille. Poussée douce. Sphincter qui résiste, puis avale tout. Aah ! Plénitude brûlante. Il va lent, va-et-vient glissant. ‘Qu’est-ce que t’es bonne !’ Odeur de sueur, de sexe. Mon cul le serre, ondoie. Il accélère, claques de chair contre chair. Peau qui claque, halètements rauques. ‘Encule ta Nori !’ Il me défonce, prostate massée, plaisir monte comme une vague. Il se penche, embrasse mon cou salé, trouve mes lèvres. Langues qui dansent, fougue animales. Je jouis des fesses, spasmes violents. Sa bite tressaute, sperme chaud gicle au fond, inondation crémeuse.
Il se retire, filet de semence coule sur mes cuisses. Je me tourne, on s’embrasse mollement. Corps collés, sueur partagée. Le monde revient : vent froid, béton froid. Il remonte son jean, gêné. ‘C’était… intense.’ Je rajuste ma robe, plug dans la poche comme un trophée secret. Mon cul palpite, marqué à vie. Innocence basculée. Je suis Nori pour de bon. Ce secret, je le garde. Adrénaline encore dans les veines, peau qui frissonne au souvenir. Changée, à jamais.