Les coups secs à la porte. 17h30. Mon cœur cogne comme un marteau dans ma poitrine. Assise sur le canapé, jambes tremblantes, cuisses collantes de mouille séchée depuis des heures. L’air frais des fenêtres grandes ouvertes caresse ma peau nue, hérisse mes tétons durcis. Odeur musquée de mon sexe qui imprègne l’appartement, ce parfum âcre de désir refoulé. Je sais ce qui m’attend. Lui. Le voisin. Marié, mais qui me mate depuis toujours. Panique pure. Mes joues en feu, la honte qui noue le ventre. J’hésite, figée. Un autre coup. Plus fort. Mes pieds nus claquent sur le parquet froid. Je me dirige vers la porte, respiration courte, souffle rauque. Poitrine qui monte et descend vite. La poignée tourne. Porte grande ouverte. Nue. Complètement. Mes seins lourds, pointes dressées, pubis lisse trempé, jus qui perle au haut des cuisses. Il me fixe, yeux écarquillés. Temps suspendu. Sa main sur mon bras, il entre, referme derrière lui. “Ça va pas ? Tu trembles… Pourquoi nue ?” Sa voix grave, inquiète. Je bafouille, me retourne, me baisse pour un peignoir imaginaire. Fesses nues contre sa cuisse. Chaleur de son corps. Contact électrique. Mon cul mouillé frotte sa jambe. Il ramasse le tissu, me pousse doucement vers le salon. Je m’affale sur le canapé, jambes serrées, mais il voit tout. La tache sombre entre mes cuisses. Il s’assoit près de moi, sourit en coin. “Explique.” Je bredouille une excuse bidon : divorce, somnifères, insomnie. Il écoute, yeux qui glissent sur mes seins, mon entrejambe. Puis il lâche : “J’ai vu Patrick. Il dit que vous dormez ensemble… Et mes pantalons en témoignent.” Sa cuisse grise, tachée. Mon jus. Il sait. Sourire complice. Il part, me laissant pantelante, le ventre en feu.
Un mois passe. Rencontres gênées dans l’escalier, ses regards lourds, mes joues roses. Puis, un soir, je l’invite. Verre de vin. Sur mon canapé encore. Il pose son verre. “Explique ou reconstitution.” Je m’assois sur ses genoux. Lourd. Dur déjà sous moi. Mes lèvres sur les siennes. “J’avais envie de toi…” Mensonge au début. Sa langue invasive, goût de tabac et vin. Mains rugueuses sur mes seins, pincent les tétons. Je gémis. “Salope, t’étais trempée ce jour-là. Ton cul contre ma bite.” Il déboutonne, sort sa queue raide, veineuse, prépuce qui glisse. Odeur masculine, sueur et musc. Je la saisis, chaude, palpitante. Il me plaque sur le canapé, écarte mes cuisses. “Regarde ta chatte, lisse et mouillée pour moi.” Doigts qui fouillent, claquent mouillé. Je jouis vite, cris rauques, dos cambré. Il lèche, langue vorace sur mon clito gonflé. Bruits de succion obscènes. Puis il me pénètre. Brut. Remplissage total. “Putain, t’es serrée.” Va-et-vient sauvages, peau qui claque, sueur qui perle. Je griffe son dos, ondes de plaisir qui montent. “Baise-moi fort !” Il grogne, accélère. Odeur de sexe qui emplit la pièce. Je jouis encore, spasmes violents, chatte qui convulse autour de lui. Il change de position, me met à quatre pattes. Fesses offertes, il claque, entre à nouveau. “T’es une chienne exhibitionniste.” Dialogues sales qui m’excitent plus. Sa main sur ma nuque, l’autre sur mon clito. Orgasme numéro trois, jambes qui flageolent. Il me retourne, missionnaire, bite profonde. Yeux dans les yeux, sueur gouttant. Je compte : quatre, cinq, six. Corps secoué, cris qui fusent. Il jouit enfin, grognant, sperme chaud qui gicle dedans. Septième pour moi, vague infinie.
L’hésitation brûlante avant la porte
Retour au calme. Corps emmêlés sur le canapé, respiration lourde. Sa main sur mon ventre, douce maintenant. Je sens le changement. Innocence partie, remplacée par cette faim vorace. Ce jeu virtuel m’a menée là, à cette baise réelle, curieuse, maladroite au début puis animale. Le secret ? Pas vraiment, il sait pour l’inconnu des mails. Mais ce basculement, cette adrénaline qui m’a tordue, je le garde au fond de moi. Femme transformée. Prête pour plus.