C’était dans le dortoir des écuries, cet été-là. L’air sentait le foin sec et la sueur des chevaux. Benjamin mélangeait les cartes, son sourire en coin me faisait cogner le cœur. Sophie, avec son regard de chienne en chaleur, proposa le strip-poker. J’ai rougi jusqu’aux oreilles. ‘N’importe quoi !’ ai-je lancé, la voix tremblante. Mais elle m’a provoquée. ‘T’aimes que les jeux pour enfants sages ?’ Mes joues brûlaient. J’étais la seule vierge du groupe, 20 ans, ronde, timide. Marjolaine riait, Jérémy bandait déjà l’idée. Benjamin, mignon avec ses yeux vert-amande, me fixait. Mon ventre se nouait. Curiosité dévorante contre peur viscérale. On s’installe en cercle sur les lits. Mes mains moites. Première manche, je perds. Chaussures, chaussettes. Rigolades nerveuses. Deuxième, mon pantalon glisse. Mon string rose apparaît. Je cache mes fesses rondes sous la couette. Peau qui frissonne, tétons qui durcissent sous les regards. Cœur en furie. Sophie se déshabille en show, mini-jupe qui tombe, string enlevé sous nos yeux. Son odeur musquée envahit la pièce. Je bande les cuisses, humide malgré moi. Perds encore. Haut enlevé, soutif rose tendu sur mes seins lourds. Tout le monde mate. Adrénaline pure. Puis, le gage : 69 avec Marjolaine, ma voisine. ‘C’est dégoûtant !’ ai-je pleuré. Mais ils insistent. Elle m’allonge, écarte mes cuisses. Sa langue fouille ma fente. Chaleur humide, chatouillis électrique. Je lèche son minou mouillé, goût salé, poils qui grattent. Gémissements étouffés. Mon corps trahit : je mouille comme jamais. Basculé. Innocence fissurée.