La vieille maison semi-enterrée de Jérôme, dans la pente raide, sous la canicule de juillet. Ma Clio diesel broute en arrivant, minuit frappé. Je titube dehors, moulue par la route, clim crevée, sueur poisseuse sur la peau, vêtements collants. Le cœur cogne déjà, mélange de fatigue et d’envie refoulée. Lui m’attend, calme, torse nu. ‘Douche ?’ je bredouille. ‘Je te frotte si tu veux.’ Hésitation fugace. Innocence encore là, cette barrière pro-chômeur, directrice contre demandeur. Mais la nécessité bascule tout. Sous l’eau fraîche, je me mouille, nue, vulnérable. Ses mains savonneuses glissent sur mon dos, trapèzes noués, vertèbres crispées. Peau qui frissonne, frissons électriques descendent l’échine. Odeur de savon bon marché, vapeur chaude, gouttes claquent. Il masse, craquements secs des os. Je gémis, ‘Aaaah, magique.’ Tourne-toi, dit-il. Bras autour de son cou, corps contre corps, queues de ses doigts sur mes lombaires. Son sexe dur contre mon ventre, le mien rasé de frais, infection vaincue. Curiosité dévorante monte, maladresse dans mon souffle court. ‘Pas trompé en Bretagne,’ je ris nerveuse. Il m’étire, gros craque. Adrénaline pulse, innocence fissure.
Ses mains magiques descendent, effleurent mes seins, tétons durcis. Dîner vite expédié, tomates œufs ciboulette, croûtons craquants. Au lit, blottie contre lui, nude sous drap léger. ‘Titille mes pointes.’ Ses doigts pincent, roulent, doux puis ferme. Mon médius sur clito gonflé, sensible post-ovules. Cœur bat la chamade, cuisses tremblent, humidité coule. Orgasme monte lent, vague chaude explose, corps secoué, gémissements rauques. ‘Fais doucement maintenant.’ Sensible, oh putain. Endormie comme masse, lui dur contre moi. Réveil à l’aube, air frais sur torse. Je rampe bas, vers son érection matinale. Odeur musquée de bite raide, veines gonflées. Langue lèche base à gland, décalotte prépuce friable. Bouche engloutit, suce lent, testicules lourds en main. Ses yeux s’ouvrent, extase sur visage. Soleil rai sur ma chevelure, dos cambré. Je hisse cul, vulve glabre s’ouvre, fente rose béante. M’empale, bout gland cogne fond vagin. Dandine, rotations lentes, bassin bascule avant-arrière. Il veut sais ir seins, non, poignets plaqués. J’arque, mords tétons durs. Sa bite palpite, coups bassin vains sous mon poids. Accélère, jus monte dans ses yeux. Saute à terre, frustré. ‘Baise-moi en préparant café.’ Drapé, salle de bain. Il pisse douche, jet puissant, je ris, mains sur son cul ferme. Café filtre goutte, haleine chameau lavée. Assise genoux, ses doigts fouillent con trempé, seins lourds, cul rond. ‘Belle,’ dit-il. Téléphone sonne, parents Maroc. Regrets ? Non, désir cru domine.
L’Approche
Calme revient après baise table, uniforme froissé, con ramonné. Corps alanguis, sueur sèche, odeurs mêlées bite-sperme-savon. Je change, plus la même. Innocence perdue ce nuit-là, pas vierge mais cœur ouvert, barrières pro tombées. Secret gardé, Pôle Emploi interdit. Lui, chômeur réparant alternateur, jardin tomates. Moi, directrice briefant stagiaire contre Granradin. Jubilation doublée, vengeresse et amoureuse naissante. Peau encore frémissante au souvenir, clito palpite. Adrénaline retombée, transformation profonde : plus juste baise, émois vrais, maladroits. Garde ça pour moi, ce basculement primal dans sa maison fraîche. Jérôme, mon initiation à l’amour viscéral.