Le TGV freine à Montparnasse, grincement strident dans mes os. Je suis là, silhouette grise contre mon pilier, cœur cognant déjà. Toi, tu descends, sac à dos, regard qui me cherche. Bise rapide, épaule qui fuit ta main. Rituel intact. On marche vers mon studio, sixième étage, ascenseur capricieux. Couloirs poussiéreux, propreté impeccable dedans. Sac posé près du lit, matelas au sol pour toi. Sortie au Père Tranquille, Halles bondées, musique douce. Foule anonyme, on parle enfin. Musique, politique, puis ça dérive : sexe. Tu expliques capotes en boyau, coït interrompu. Je ris, “bitte” au lieu de verge. Anus ? Lubrifiant, progressif. Mon pouls s’emballe. Vierge jusqu’au mariage, j’ai dit. Mais… hésitation. Fil du rasoir. “Pas normal… anal ?” Ton oui calme. Adrénaline explose. On mange vietnamien, on évite le sujet, jambes tremblantes.

Retour studio, vestes ôtées, gêne électrique. Toilettes, puis pénombre vélux. Je suis nue sous couette, voix petite : “Déshabille-toi.” Ton slip glisse, bitte dressée, ombre massive. “Gros…” Je touche, timide, puis empoigne. Branle maladroite, ton gémissement : chair chaude, sèche, vivante. Odeur musquée de peau excitée. Tu t’allonges dos à dos, corps collés. Ma peau frissonne, chaleur monte bas-ventre. Lubrifiant froid sur ton doigt, cercles sur mon anus. Raidissement, puis détente. Doigt dedans, bizarre, remontée au cœur. Peur, plaisir. Deux doigts, bassin ondule. “Ta bitte, maintenant.” Tu lubrifies, gland contre trou. Sur ventre, grenouille, oreiller. Pression, écartement lent. Brûlure douce, gland passe, “C’est bon !” Tout rentre, testicules contre moi. Jouis-tu ? Jets chauds dedans, oh putain.

L’approche hésitante

On recommence. Levrette, je pousse back. Accroupie sur toi, je commande, descente infinie, plénitude. Debout table, claques fesses. Cuillère, je palpe tes couilles pleines. Dos cambré jambes écartées, retrait-plongée brutale, anneau qui aspire ta peau. Quatrième éjac, jambes flageolantes. Baiser front chaste. Blottis, aube parisienne. Corps changé, innocence fissurée. Secret gravé : cette nuit, mon cul vierge dévoré par curiosité. Mois après, un autre homme. Toi, fantôme bienfaiteur. J’ai gardé ça, brûlant, à moi.

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