L’été cognait dur sur le potager de Dudule. Marie et moi, suantes sous nos shorts légers, on l’espionnait depuis le tas de bois. Son torse nu luisait, il butait les patates sans relâche. Mon cœur battait fort, la peau de mes cuisses collait déjà. On voulait voir. Pour de vrai. Pas que dans les pornos planqués sous le plancher. Marie a bougé une bûche. Repérées. ‘Qu’est-ce que vous me voulez ?’, grogne-t-il, méfiant. ‘On a soif’, lance Marie, maligne. Il hésite, nous fixe comme des folles. Puis, signe du menton vers sa cabane en tôle ondulée. Un four. Odeur de terre sèche, d’huile de moteur, de sueur rance. On entre, porte ouverte pour respirer. Mes mains tremblent un peu. Et si on se fait griller ? Marie papote patates, doryphores. Il se détend. ‘Écoute Roger, on veut voir ton sexe.’ Direct. Mon visage brûle, je rougis jusqu’aux oreilles. Il panique. ‘Vous êtes folles ?’ Serments sur tombes de chiens, têtes de grands-mères. Juré. Il défait sa ceinture. Clic-clic. Pantalon aux chevilles. Slip kangourou tendu. Il baisse. Première bite vraie. Pendante, veinée, couilles lourdes. Mon ventre se serre, une chaleur monte entre mes jambes.

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On se tient là, côte à côte. Elle bande pas, remarque Marie. Sa main effleure. ‘C’est doux.’ Elle agrippe, coulisse lentement. Flic-flic humide. Il gémit, yeux mi-clos. ‘Comme traire une vache.’ Je m’approche, fascinée. Odeur musquée, nouvelle, entêtante. Ma chatte palpite, je mouille mon slip. ‘Montre la vôtre’, halète-t-il. Marie baisse short et culotte d’un coup, écarte ses lèvres rasées de près. ‘Je vois rien.’ Moi aussi, timidement. Short collant de cyprine, culotte tachée. Je grimpe sur la table crasseuse, pieds sur chaises, cuisses grandes ouvertes. ‘T’es belle, luisante.’ Son regard me transperce, ma peau frissonne. Marie accélère. ‘Plus vite ?’ Il attrape son poignet, rythme fou. Râle animal. Sperme gicle, épais, blanc, loin sur le sol poussiéreux. Spasmes. Marie renifle sa main poisseuse, grimace. ‘Ça pue.’ Moi, je bande mes lèvres, doigte ma fente en cachette. Curiosité sauvage. On veut recommencer. ‘Toi maintenant, Aline.’ Je saisis sa queue ramollie, encore chaude, gluante. Coulisse maladroite. Elle durcit vite. ‘Oh putain, oui.’ Il tremble. Marie me montre sa chatte, se caresse. Bruits de succion, gémissements. Il touche ma fente du bout des doigts. ‘T’es trempée.’ Nez gros qui fouille, langue malhabile. Plaisir brut, cœur cognant. Jouis en silence, bassin cambré.

L’approche timide vers l’interdit

On redescend, pantelantes. Lui, pantalon relevé, sourire béat. ‘C’était dingue.’ On file comme des voleuses, riant nerveuses dans la chaleur. Mes cuisses glissent encore, odeur de sperme sur mes mains. Tout a basculé. Plus des gamines innocentes. Puissance nouvelle, secret brûlant. Dudule, notre jouet. Marie me barbouille le visage de sa main souillée plus tard, salope hilare. J’ai changé. La ferme pue le sexe à jamais. Ce secret, je le garde au fond de moi, comme une braise. Jusqu’à ce que Joey me le tire ce soir, sa langue sur ma chatte. Mais ça, c’est une autre histoire.

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