L’ascenseur s’est arrêté net entre deux étages. Mon cœur cogne comme un marteau. L’air est lourd, chargé d’odeurs de sueur et de San Miguel. Javier, ce blond aux yeux bleus qui percent, téléphone en panique. Le peintre, brun et baroudeur, me frôle du regard. Ses yeux jaunes me transpercent déjà depuis la réception. Ma peau frissonne sous mon tee-shirt fin, mes tétons durcissent sans soutif. J’hésite. Toute la journée, sa queue sortie dans le bus m’obsède. Humidité entre mes cuisses. Javier bande, son pantalon bordeaux moulé. Mon pied glisse sur le sien. Il rougit, bégaye en espagnol. Le peintre pose le sien aussi. Déclic. Je souris, coquine. ‘Appelle Paco, dis-lui qu’on est bien.’ Javier raccroche, sourire idiot. L’ascenseur redémarre. En haut, dans la chambre, lit king size, vue piscine. Javier pose les sacs, s’attarde. ‘Besoin de quelque chose?’ Le peintre lui file un billet, nos regards se croisent. J’hésite encore. Porte claque. ‘On l’appelle?’ murmure le peintre. Mon ventre se noue. Curiosité dévorante. ‘Oui.’ Téléphone au bar. ‘Javier, monte.’
Il frappe dix minutes plus tard. Eau minérale en main, mais yeux affamés. On rit nerveux. Bière tiède du mini-frigo. Assis sur le lit, trop proches. Ma jupe remonte, cuisses nues. Javier fixe mes seins. Le peintre pose sa main sur ma nuque, m’embrasse. Langue vorace, goût tabac et sel. Je gémis. Javier halète. ‘Déshabille-toi.’ Ordre du peintre. Javier obéit, torse imberbe bronzé, queue dressée sous le boxer. Épaisse, veinée. Je bande ses pecs, odeur mâle. Le peintre me plaque, mordille mon cou. Peau qui picote. ‘Suce-le.’ Je m’agenouille. Bouche sur Javier, première bite espagnole. Salée, chaude, pulse. Il gémit ‘Madre mia…’ Le peintre derrière, doigts dans ma culotte trempée. ‘T’es une salope mouillée.’ Doigt qui fouille, clito gonflé. Je crie autour de la queue. Explosion. Il me renverse sur le lit. Javier suce mes seins, aspire fort. Tétons qui tirent. Peintre écarte mes jambes, langue sur chatte. ‘Goûte-la, Javier.’ Ils se relaient. Langues qui lappent, aspirent. Odeurs de mouille et sueur. ‘Baise-moi.’ Je supplie. Peintre d’abord, entre en moi d’un coup. Plein, dur. Va-et-vient brut, lits qui grince. Javier me fourre en bouche. ‘Avale, puta.’ Dialogues sales. ‘T’aimes deux queues, hein cochonne?’ Je hoche, gorge pleine. Changement. Javier me pénètre, plus épais. Étire. Cris rauques. Peintre doigte mon cul. ‘Première fois?’ ‘Oui… oh putain…’ Doigt qui tourne, lubrifie. Double pénétration doigts-queue. Corps qui tremble, sue. Orgasme monte, vague. ‘Je jouis!’ Jet chaud en moi. Javier explose. Peintre sur mon visage, sperme salé coule.
L’hésitation dans l’étroitesse
Calme. Corps emmêlés, sueur froide. Cœur ralentit. Javier respire fort contre mon sein. Peintre caresse mes cheveux. Silence. J’ai changé. Innocence partie, remplacée par faim insatiable. Secret gravé : cette nuit à Mojacar, à 19 ans, première vraie baise, à trois. À garder pour moi. Peur et extase mêlées. Peau encore frémissante. Demain, vies séparées. Mais ce feu, allumé pour toujours.