Ce matin-là, dans la réserve de ma pharmacie, j’ai vu cette tache humide au plafond. Mon cœur s’est serré. J’ai monté l’escalier en vitesse, rien dans l’appart. Perplexe, je redescends, la tache grandit, des gouttes tombent. Panique. J’hésite une seconde, puis je sors, frappe à la porte blanche de l’agence. Pierre, mon voisin baraqué, capitaine de rugby, ce grand brun souriant que j’ai maté sur le parking. ‘Une fuite, tu peux passer ?’ Il arrive vite, escabeau, faux plafond, tuyaux mouillés. ‘Monte voir.’ Je passe devant, ses yeux sur mes jambes, ma jupe plissée courte. Frisson dans le dos. Dans la salle de bain, fouillis féminin, bidet qui l’excite déjà, je le sens. Il se penche sous la baignoire, joint pourri, eau accumulée. Il se retourne, nez sur mes genoux. Je recule, robe qui virevolte, culotte en dentelle exposée. Il hausse un sourcil. Sourire complice. ‘Je devrais m’excuser, c’était charmant.’ ‘Compliment accepté.’ On se frôle en sortant, étroitesse de la pièce, décharge électrique. Ma peau picote, cœur cogne. Deux mois sans vrai sexe, juste doigts et vibro. Sa main sur mon épaule, je tremble. Il me pivote, corps contre corps. Ferme, souple, fiévreux. Visage tendu, lèvres entrouvertes. Premier baiser timide, puis feu. Langues qui fouillent, mordillent. Seins pressés contre son torse poilu, pubis contre sa bosse dure. Impatiente, je gémis.
Ses mains partout : épaules, dos, nuque. Points sensibles qui me font vibrer. Essoufflée, je l’entraîne au salon. Bras autour de son cou, seins offerts. Il les prend à travers la robe, tétons durs percent le tissu. Gémissement rauque. Baiser fougueux. Il déboutonne, je défais sa chemise, pantalon. Slip tendu, mon désir visible. Yeux qui se dévorent. Il ôte mon soutif, je saisis sa queue raide, religieuse. Signal de folie. J’arrache son slip, il me déshabille. Stop : mon sexe lisse, rasé intégral, abricot doré, lèvres charnues, clito bandé. ‘Que tu es belle.’ Il me porte au canapé, peau bronzée luit. Lèvres sur seins, mamelons happés. Arc-boutée, main serrée sur sa hampe. Cuisses s’ouvrent. Invite claire, main sur sa tête. Langue lente : vallée des seins, nombril, mont de Vénus. ‘Que ta peau est douce.’ Halètements. Pointe touche clito, feulement. ‘Vite, mange-moi.’ Il lèche, suce, mordille, langue pénètre. Jambes autour de son cou. Houle monte, gémissements forts. Orgasme : hululement, abandon total.
L’approche : la fuite qui a tout fait basculer
‘Prends-moi, maintenant.’ Il s’assoit, je chevauche. Yeux dans yeux, je descends millimètre par millimètre. Étroit, souple, ruisselant. Empalée d’un coup, jouissance douce-violente. Mouvements lents, exaspérants. Vagin contracte, sa queue palpite. Sarabande folle, cris, ‘Je viens !’ ‘Moi aussi.’ Jets saccadés en moi, plaisir décuplé. Foudroyés, tendres baisers. Il sort doucement. Baiser sur son sexe. ‘Beau sucre d’orge, reviens.’ Douche : savonnage seins, fellation. Faim stoppe. Entrecôte partagée. Retour au boulot, transformée. Innocence basculée, ce corps mâle gravé en moi. Secret jalousement gardé, ce feu premier avec Pierre. Plus jamais pareille.