C’était à Almarena, ville haute, ce dimanche matin brumeux. La rave battait son plein au pied d’un chantier transformé en piste géante. Les basses cognent dans ma poitrine, lourdes, écrasantes. Sueur, alcool, pisse, tout pue autour de moi. Je danse, perdue dans la transe, le cœur battant déjà fort. Lui surgit de la foule, les yeux fous, le menton en sang. ‘Tilya ! Tilya !’ qu’il hurle. Mon prénom dans sa bouche. Comme dans mon rêve. La nuit d’avant. Son corps contre le mien, soudain. Réel. Chaud. Je frissonne. Peau contre peau moite. Il me serre, m’embrasse. Langue hésitante, maladroite. Mon ventre se noue. Curiosité qui monte, brûlante. Adrénaline pure. Je le reconnais sans le connaître. On se tire de la foule, sa main dans la mienne, moite elle aussi.

On dévale l’artère sombre, buildings qui avalent la lumière. Odeur de brume et de nuit finie. Devant le Libertad, porte abîmée au pied de l’Enora Building. Je frappe : trois coups, deux. Le loquet claque. Le grand type crasseux, notre videur, sourit. ‘Tilya…’ Il nous laisse passer. Intérieur sombre, cinq mecs au comptoir, relents de bière et tabac froid. Elle m’entraîne au fond, renfoncement obscur. Banquette de cuir déchiré. Il m’arrête, m’attire. Nouveau baiser, plus vorace. Ma chatte palpite déjà. Je ris, le pousse sur la banquette. D’un geste, j’arrache mon tee-shirt. Seins lourds libérés, tétons durs comme cailloux. Il dévisage, halète. Je grimpe sur ses genoux, cuisses écartées. Sa main sur ma peau, frissons électriques. Odeur de son excitation, musquée. Je glisse la main entre ses cuisses. Bite dure, gonflée. ‘Putain, t’es prête’, qu’il grogne. Je baisse mon jean, trempée. Ouvre le sien. Guide sa queue raide contre ma fente humide. Il s’enfonce d’un coup. Déchirure brûlante. Je gémis fort, ondule furieuse. ‘Baise-moi, Lysak !’ Sa bouche sur mes seins, lèche, mordille. Bruits humides, claques de chair. Cœur qui cogne, sueur qui coule. Sa main entre nous, je me caresse le clito. Vagues montent, sauvages. Je hurle, me crispe. Il râle, éjacule au fond, chaud, spasmodique.

L’approche : le cri dans la rave

On s’effondre, pantelants. Sa semence coule entre mes cuisses. Corps collants, cœurs qui ralentissent. Silence lourd, seulement nos souffles. Je le regarde, yeux verts brillants. Changée. Innocence explosée. Ce feu en moi, insatiable maintenant. Secret brûlant. Personne ne saura. Jamais. Ce basculement, à nous seuls. Dans ce bar pourri d’Almarena.

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