Mes Premiers Émois dans le Manoir Hanté : L’Innocence Brisée
La grande bibliothèque orne un des murs, une fenêtre donne sur un petit jardin fleuri. Au centre, le bureau en chêne massif, sous-main en cuir épais comme un brouillard londonien. C’est là que le souvenir remonte, net, brutal. J’hésite encore, prisonnière depuis si longtemps. Étienne Maréchal, cet écrivain cartésien, fouille la tour, sonde les murs. Mon cœur cogne déjà, invisible de l’autre côté du miroir. La curiosité me dévore. Innocente à dix-sept ans, rousse aux yeux d’ambre, je sens l’adrénaline monter. Il va me trouver. Mon corps nu, intact, emmuré. Peur et envie se mêlent, peau qui frissonne sous l’aura froide de la maison. Le colonel de Marval dort, mais je sais : tout va basculer.
Il soulève la trappe, tombe à genoux. Mon corps étendu, cheveux de feu, seins petits aux aréoles roses, toison rousse au bas-ventre. Il me touche. Souffle glacial. Le monstre s’éveille. Étienne me porte, court vers le salon, le grand miroir. Je suis là, esprit affamé. Il traverse la glace, me houspille : “Dépêche-toi, il arrive.” Cris dans la bibliothèque. On y bondit. Marval, géant maigre, bavant, dents pointues. Mon double le retient. Étienne m’attrape, on fuit. Sa main sur mon bras spectral, première chaleur. On atteint le miroir. Il me propulse de l’autre côté, paume sur mes fesses nues. Corps et esprit se frôlent enfin.
L’Approche
Explosion. Devant mon enveloppe inerte, lumière m’entoure. Étienne prépare son nodachi, flammes léchant la lame. Marval surgit, poignardé, crucifié sur la glace. Sang noir gicle. Maison craque. Il m’enflamme, me porte dehors. Explosion finale. Corps nu contre son torse, je sens son cœur battre à cent. On atterrit dans l’herbe, René nous trouve. Mais avant, dans le chaos, la découverte. Il me dépose, me couvre. Ses yeux sur ma peau pâle, tétons durcis par le froid. “Mathilde…” murmure-t-il. Je vis. Premiers émois crurent. Sa bouche sur la mienne, lèvres épaisses, goût de genièvre. Mains maladroites sur mes seins, pincements curieux. “T’es si belle, putain.” Je gémis, vierge affamée. Son sexe dur contre ma cuisse, veines gonflées, odeur musquée. Je le caresse, doigts tremblants. “Montre-moi.” Il guide ma main, va-et-vient rauque. Cœur qui cogne, sueur salée. Il écarte mes cuisses, toison humide. Doigt qui fouille, glissant dans ma fente vierge. “T’es trempée, salope d’ange.” Je halète, ongles dans son dos. Il entre, lent, déchirant. Douleur vive, puis plaisir sauvage. Hanches claquent, bruits de chair humide. Miroir reflète tout : nos corps enlacés, sueur luisante, mes seins qui ballottent. “Baise-moi fort, Étienne !” Il grogne, accélère, sperme chaud qui gicle dedans. Odeur de sexe et de feu. Premiers spasmes, innocence explosée.
Retour au calme. Flammes rugissent derrière. René pose sa veste sur moi. Étienne me berce, cri de désespoir. Mais je vis, transformée. Secret gravé : cette nuit, j’ai changé. Plus Mathilde l’indomptable, mais femme éveillée, chair vive. On s’enfuit, amants hantés. Miroirs bannis, mais souvenirs brûlants. Adrénaline éternelle.



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