Ma première fois sur les rives du Kiwani : l’innocence qui bascule

Sur cette plate-forme basaltique, dans la tente humide après la pluie, tout a basculé. Moi, Anne-Marie, 25 ans, infirmière bassari-peuhl, je sentais mon cœur cogner comme un tambour peuhl. Philippe, ce toubab solide, tourné vers moi. Nos peaux se frôlaient sous le boubou. L’odeur de sa sueur mêlée à la mienne, cannelle et terre mouillée. Le serval venait de filer, magique, et nos lèvres s’étaient trouvées. Sans un mot. Juste un frisson qui monte du ventre.

J’hésitais. Mes mains tremblaient sur ses épaules. C’était ma première fois, vraiment. Pas de gamineries d’ado à Conakry ou Ziguinchor. Lui, il me regardait, yeux profonds. ‘Anne-Marie…’, murmurait-il. Ma peau d’ébène luisait encore de la douche sous la cascade. Mes seins lourds se tendaient vers lui. J’avais peur. Et envie. Folle envie. Mon clito pulsait déjà, inconnu, dévorant. ‘Philippe, je… j’ai jamais…’, balbutiais-je. Il posa un doigt sur mes lèvres. ‘Laisse-toi aller.’ Son souffle chaud. Mon cœur explosait. Nos bouches se reprirent, langues curieuses, maladroites. Je goûtais sa salive, âcre, nouvelle. Mes doigts glissaient sur son torse poilu, raideur contre ma cuisse. Tout basculait.

L’approche hésitante dans la tente

Ses mains descendaient. Sur mes fesses rondes, il serrait. Fort. ‘Putain, t’es belle’, grognait-il. Je gémissais, voix rauque. ‘Touche-moi là.’ Il obéit. Doigts sur mon sexe trempé. Je sursautais. ‘C’est… oh mon Dieu.’ Glissant dedans, il fouillait. Ma chatte vierge serrait, chaude, gluante. Odeur musquée qui monte. Je haletais, ongles dans son dos. Il me bascule sur le tapis de sol. Jambes écartées. Son sexe dur, énorme, contre moi. ‘Vas-y, baise-moi’, suppliais-je, crue, affamée. Il poussa. Lent. Douleur qui déchire. ‘Aïe ! Attends…’ Cris étouffés. Puis plaisir. Cogner profond. Mes hanches répondaient, maladroites, sauvages. ‘Plus fort, Philippe ! Défonce ta négresse !’ Il riait, suant. ‘T’es une chienne en chaleur.’ Bruits de chair claquant. Suc succulant. Mon jus coulait. Seins secoués, tétons durs piqués par ses dents. J’explose. Vague qui monte, spasmes. ‘Je jouis ! Putain !’ Corps cambré, cris dans la nuit. Lui grogne, se vide en moi. Chaud, abondant. Tremblements partagés.

Le calme revient. Sueur froide sur nos peaux collées. Son sperme coule entre mes cuisses. Je ris, essoufflée. ‘C’était… dingue.’ Il m’embrasse le front. ‘T’es une femme maintenant.’ Mon innocence morte, remplacée par ce feu. Le Kiwani murmure en bas. Secret gravé dans la basalte. Personne ne saura. Jamais. Ce Philippe, cette nuit, mon éveil. Je changerai. Plus la même. Curieuse à jamais.

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