Rue des Renaudes, après l’avenue de Wagram. Un matin frisquet d’arrière-saison. J’hésite devant la façade mauve de ‘Chez Christine’. Vitrine désuète : chemisiers aériens, écharpes tournicotées, gants tendus comme des mains. Mon cœur cogne déjà. Je venais pour des gants vison, cadeau banal. Mais mes yeux accrochent les bas couture, ces circonvolutions sombres. Et là, son regard. Noirs, inquisiteurs. Un frisson me traverse, pas le froid. Je baisse les yeux, rougis comme une gamine. Elle sourit. Je fonds. Fuis, me dis-je. Trop cher, trop tard. Tintement de porte. Elle apparaît. Élégance en robe rouge-gorge, escarpins raclant le carrelage. Pied gainé d’ardoise, couture zigzag. Son fessier rebondi balance. Mes cuisses se serrent. Chaleur monte, humide. ‘Puis-je vous renseigner ?’ Sa voix grave. J’entre, zombie. Parfum capiteux m’enivre. Elle penche la tête. ‘Pour vous ?’ ‘Non… un cadeau.’ Sourire carnassier, dents nacrées. Gants crème, bas vison. Je bégaie. ‘Comme vous…’ Elle roucoule : ‘Ma taille est italienne, petite. Des bas couture ?’ Oui, madame. Elle pivote, rideau pourpre. Son déhanchement : bruissement nylon, jarretelles tendues. Mollets moirés. Ma culotte colle. Je la suis, fascinée. Rideau s’ouvre. Elle voit ma rougeur, mon trouble. ‘Mouchoir ? Chaud-froid.’ Puis : ‘Grog chaud. Pause goûter. Petite faim.’ Tour de clé. Elle s’accroupit : éclair entre cuisses, peau blanche au-dessus bas, dentelle saumon. Mon ventre palpite. Elle m’invite arrière. Pièce anglaise, divan mauve, abat-jour rose. ‘À l’aise.’ Elle disparaît, reparfume. Jambes droites, elle pose plateau. Nylons fins, plissés rosés. Robe remonte : jarretelles blanches, couture ovale. Culotte transparente sur minou imberbe. Fesses Botticelli. Je serre accoudoirs, apnée. Elle s’assoit oblique, jambes éclairées. Verse grog. Ma main tremble : brûlure cuisse. Elle bondit. M’attire. Poitrine frôle : blanc pigeonnant, téton framboise énorme. Léger vertige. Divan. ‘Glace pour brûlure.’ Défait ma jupe. Slip suit. Ma chatte hurle, gonflée. Souffle chaud sur cuisses. Bourses ? Non, lèvres intimes frémissent. Glace sur peau. Gland ? Mon clito pulse. Filet mouille coule. Elle voit. ‘Déjà enrhumée ?’ Souffle aine. Cuisses s’ouvrent. Bas crissent. Doigts crème nombril. Tournoye. Langue rose. Yeux brûlants. Odeur me rend sourde. Baiser oreille. Sentiment aimé. Mains enlacées. Taffetas vole. Téton tiré. Ma chatte ronfle.
Elle détache jupe. Bas multicolores dansent sur peau. ‘Goûte-moi.’ Dialogues sales : ‘Lèche là, petite curieuse.’ Bouche sur sein. Langue aspire téton. Corps arc-boute. Doigts glissent minou. Maladresse première : je gémis, tremble. ‘Doucement, madame.’ Elle rit : ‘Appelle-moi Christine. Suce mes bas.’ Genoux à terre. Nylon goût salé, sueur. Langue suit couture. Elle gémit. ‘Plus bas.’ Culotte ôtée. Minou rose, trempé. Odeur musquée. Cœur explose. Je lèche, curieuse dévorante. Clito dur comme perle. Elle pousse tête. ‘Avale.’ Adrénaline pure. Doigts en moi : pop, humide. ‘T’es vierge là ?’ Oui. Sauvage : elle me plaque divan. Cuisses écartées. Langue fouille chatte. Bruits : succions, clapotis. Peau frissonne, sue. Orgasme monte, vague. Je crie : ‘Christine !’ Elle suce clito. Explosion : jus gicle, corps convulse. Elle boit tout. Puis moi sur elle. Seins lourds, tétons durs. Je mords. Doigts en culotte : trou chaud. Elle jouit, hurle. Baiser final, langues mêlées, rhum et sperme.
L’Approche Fatale
Calme retombe. Corps alanguis, divan trempé. Elle caresse cheveux. ‘Reviens, petite.’ Je hoche, changée. Innocence morte. Secret gravé : Madame Nylon m’a prise. Rue des Renaudes, clocher haut. Je sors, jambes cotonneuses. Bas vison en sac. Sourire complice. Jamais plus pareille. À bientôt, Valentin ? Non, moi, Anonyme. Pour toujours.