Je revois cette caravane, plantée là dans le camping vide de février. Le vent froid de la mer qui siffle dehors, le portail grincant du portillon. Pierre me traîne par la main, son regard fiévreux. Mon cœur cogne comme un marteau. Où il m’emmène, ce con ? J’hésite, les jambes molles après nos baisers sur la plage. La couverture sous son bras, il sort la clé. Clic. La porte s’ouvre sur l’obscurité glacée. Odeur de plastique moisi, de vacances oubliées. Ma peau frissonne déjà, pas que de froid. Il allume rien, mais la lumière grise du jour filtre par les fenêtres. ‘Viens’, qu’il murmure, la voix rauque. J’entre, le ventre noué. L’innocence qui vacille. On sait tous les deux ce qui va suivre. Trois ans d’attente, de baisers volés, de frottements frustrés. Mes cuisses encore humides de la plage. Il déplie le lit-banquette, étend la couverture. Mes joues brûlent. ‘On va le faire ?’ je balbutie. Il hoche la tête, les yeux fous. On se déshabille vite, maladroitement. Mon pull qui s’accroche, son jean qui descend sur ses chevilles. Nus, enfin. Mes seins lourds, 85D qui pointent dans le froid. Sa bite dressée, raide comme jamais. Première fois que je la vois vraiment. Épaisse, veinée, le gland violacé. Mon cœur explose.
On s’allonge sous la couverture. Chaleur immédiate de nos corps. Ses mains partout, tremblantes. Il pétrit mes seins, pince les tétons. ‘T’es si belle’, il grogne. Je gémis, la chatte qui palpite. Odeur de nous deux, sueur salée, excitation musquée. Je caresse sa queue, curieuse. Chaude, dure, vivante. Elle tressaute dans ma paume. ‘Suce-la’, il supplie presque. J’hésite, puis lèvres autour. Goût nouveau, salé, un peu âcre. Il halète, ‘Putain, Carole…’. Je pompe maladroite, bave qui coule. Il me repousse, ‘J’veux te baiser’. Oui. On s’embrasse sauvage, langues qui s’emmêlent. Je m’ouvre les cuisses. Sa bite contre ma fente trempée. Frotti-frotta. ‘Entre’, je chuchote, affamée. Poussée lente. Brûlure fugace, mon con vierge qui s’étire. ‘Aaaah’, on gémit ensemble. Il glisse au fond. Plein. Remplie. Position missionnaire, classique, animale. Hanches qui claquent. Bruits humides, succions obscènes. ‘T’es serrée, putain’, il halète. Je griffe son dos, ondes de feu dans le ventre. Odeur de sexe qui envahit la caravane. Mon clito qui frotte son pubis. ‘Plus fort !’ Je jouis la première, spasmes violents, jus qui gicle. Il suit, bite gonflée, sperme chaud qui gicle dedans. ‘Oh merde…’, il s’effondre. On recommence. Trois, quatre fois. Curieux, insatiables. Je le chevauche, rate la pénétration, frotte ma chatte sur sa queue. Éjac faciale accidentelle, sperme sur mes seins. On rit, on lèche. Sueur froide, cœurs fous. La nuit tombe, blackout. Obscurité totale. On tâtonne, rhabille à l’aveugle.
L’approche hésitante
Dehors, le froid nous gifle. On rentre, silencieux. Chez mes parents, je descends, jambes tremblantes. La chatte endolorie, gonflée, sperme qui coule encore. Tout a changé. Plus puceau, plus pucelle. Ce secret brûlant en moi. L’innocence morte, née la femme. Pierre, mon unique. On en parle encore, ce dépucelage caravane. L’adrénaline, la maladresse divine. Personne d’autre, jamais.