Sur le front de mer, entre les stands de la fête foraine et les lampions des manèges. L’air salin colle à la peau, chargé d’odeurs de barbe à papa et de friture. J’ai dix-huit ans, je passe mes journées à empiler des boules de glace molle sous le soleil brûlant. Le soir, je traîne là, jupe légère flottant sur mes cuisses, cherchant un peu de compagnie dans la foule bruyante. C’est lui qui m’approche. Un garçon de la foire, timide, souriant, yeux sombres sous la casquette. Pas de prénom précis dans mes souvenirs, juste son corps maigre, musclé par le montage des attractions. On marche, on parle peu. Ses doigts effleurent les miens. Mon cœur cogne déjà, un battement sourd dans la poitrine.
Deux mois passent comme un rêve flou. Nos lèvres se touchent pour la première fois sous un lampadaire vacillant. Sa bouche goûte le tabac et la menthe. Je tremble, peau qui frissonne sous le vent marin. Il m’emmène vers sa caravane, mais on reste dehors, à s’embrasser goulûment. Bientôt, sa main guide la mienne vers sa braguette. Je sens la bosse dure, chaude. Curiosité dévorante. Je le branle maladroitement, paume moite serrant sa queue raide, plaquée contre son ventre plat. Il grogne, halète. Puis il me montre comment la prendre en bouche. Sel sur la langue, veines qui pulsent, gorge qui se contracte. Il ne me touche presque pas, juste mes seins gonflés sous le tee-shirt, mes fesses rondes sous la jupe. Moi, je glisse les doigts dans ma culotte, effleure ma fente humide, mon clito durci. Pas plus. Adrénaline pure, innocence qui craquelle.
L’Approche
Quinze jours avant la rentrée. On est allongés sur le sable, dunes hautes et isolées, vagues qui murmurent au loin. Il murmure : « J’veux venir en toi. » Mon ventre se noue. Hésitation. Peur du pas irrémédiable. Mais curiosité plus forte. « D’accord », je souffle, voix rauque. On prépare : préservatifs froissés dans sa poche, mouchoirs, grand plaid étalé sur le sable froid. Cœur qui tambourine, paumes en sueur. Il m’allonge, écarte mes cuisses. Odeur de mer, de nous, musquée.
L’Explosion
Ses mains remontent ma jupe, baissent ma culotte. Air frais sur ma chatte exposée, lèvres gonflées, déjà luisantes. Il se penche, langue hésitante qui lèche mal. Je frémis, hanches qui se cambrent. « Putain, t’es mouillée », il grince, voix cassée. Sa queue sort, épaisse, dure comme bois. Il déroule le capote, grimace. Je guide, maladroite. Pointe contre mon entrée. Pression. Brûlure légère, pas de douleur vive. Il pousse, centimètre par centimètre. Remplie. Chaud, pulsant. Mon con s’étire, palpite. Il commence à bouger, coups lents, puis frénétiques. Sable qui grince sous le plaid, nos souffles hachés, claquements humides de peaux qui claquent. « C’est bon ? » il halète. « Oui, vas-y, baise-moi », je gémis, ongles dans son dos. Vagues de plaisir montent, mon clito frotté par son pubis. Corps qui tremble, sueur salée sur la peau. Il accélère, grogne : « J’vais jouir. » Explosion en moi, capote qui gonfle. Moi, je jouis après, spasmes violents, cri étouffé par le vent.
Calme retombe. Corps emmêlés, sommeil lourd entre dunes. Au réveil, on recommence, plus doux. Sympa, plaisant. Pas épiphanie, mais pas à pas, femme maintenant. Rentrée approche, école de design m’appelle. Je range ça comme parenthèse. Innocence basculée, secret à moi. Corps éveillé, curieux à jamais. Personne ne saura, jamais.