Mes premiers émois : l’innocence bascule sur la terrasse
La terrasse de notre maison, nichée dans le jardin pyrénéen, haie épaisse contre les regards. Fin d’après-midi torride, sueur perlant sur la peau. Paul et moi, on attend, cœurs cognants. L’accident sur la départementale sinueuse remonte, gravillons, choc contre le muret. Lui, le veuf retraité, nous a sortis de là, vaseux, groggys. Sa main sur ma poitrine en me retenant, frôlement bref. Chair molle contre paume rugueuse. Frisson interdit. Et sur Paul, son sexe sorti, qu’il a remis, geste appuyé. Odeur de gravier humide, fumée du capot. Chez nous, après, on en a parlé, Paul et moi. Libido endormie qui palpite. Curiosité me ronge : et s’il revenait ? Portail ouvert, il arrive, break neuf garé. Fleurs en main. Je l’embrasse, corps pressé plus longtemps. Sa peau tannée, odeur d’homme mûr, après-rasage boisé. Paul l’enlace, abrazo complice. Planteurs frais, rhum sucré qui picote la gorge, détend les muscles. Dîner exquis, rires fusent sur musique, cinéma, Pyrénées. Atomes crochus. Remerciements pressants, yeux dans les yeux. Il rougit, timide. On l’enlace tous deux, tendresse promise. Petit baiser sur sa bouche, lèvres sèches qui s’humectent. Il hésite, avoue : impuissance post-prostate, caresses volées à l’accident. On savait. Pas choqués, excités même. Il blêmit, s’évanouit. Réveil sur canapé, chemise ouverte, Armagnac ambré qui brûle. Paul propose : liens intimes, bisexuels passés réveillés. Moi, j’ajoute : amitié, tendresse, plus. Baiser à pleine bouche, lui puis Paul. Consentement scellé.
Cœurs qui tambourinent, peaux qui frissonnent. Explosion. Mains partout, maladroites au début. Les siennes sur mes seins, doigts tremblants pincent tétons durcis. Odeur de désir, sueur mêlée à parfum. Paul l’embrasse, langues claquent humide. Je glisse main dans son pantalon, sexe mou qui tressaute sous Viagra futur. ‘Putain, t’es dur’, je murmure, voix rauque. Il gémit, ‘Roxane…’. Paul rit, ‘Laisse-toi aller’. On se déshabille, gestes fiévreux. Sa queue raide contre ma cuisse, veines gonflées, chaleur pulsée. Je m’agenouille, bouche avide, goût salé nouveau, maladresse : dents qui raclent, il grogne ‘Doucement, salope’. Rire nerveux. Paul derrière, doigts lubrifiés sur mon cul, prépare. ‘T’es trempée’, souffle-t-il. Baiser sauvage : il me pénètre d’abord, lenteur curieuse, chair qui s’ouvre, jus qui coule. Hanches claquent, bruits mous, souffles hachés. ‘Plus fort !’ je crie. Paul me bourre la bouche, double plaisir, gorge pleine. Sensations intenses : cœur explose, ventre noué, cuisses tremblent. Odeur de sexe cru, sperme imminent. Il jouit premier, jet chaud en moi, cris étouffés. Paul suit, gicle sur seins. Moi, vague monte, corps convulse, ‘Ouiii !’ hurlement primal. Sueur froide, chairs luisantes.
L’Approche
Calme retombe, respirations saccadées. Corps enlacés sur canapé, tendresse infinie. J’ai changé. Innocence partie, femme nouvelle, bi curieuse éveillée. Secret à trois, discret, Pyrénées complices. Paul sourit, lui épuisé mais rayonnant. ‘On continue ?’ demande-t-il. Oui. Plénitude. Ce basculement, gravé : maladresse devenue maître, curiosité comblée, adrénaline éternelle.



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