C’était dans la chambre d’Alex, mon frère aîné. L’après-midi de mai, soleil filtrant par les volets. Aude et moi, assises sur le lit, les magazines pornos grands ouverts devant nous. Son pull rose relevé un peu, son pantalon marron froissé. Mon cœur cognait déjà. J’avais lancé la provocation après le café dans le jardin, pour la décoincer. ‘T’es frigide jusqu’au nerf optique’, lui avais-je balancé, moqueuse. Elle, avec ses lunettes, ses cheveux châtains en bataille, avait rougi mais feuilleté le second bouquin. Celui des filles. Deux nanas en maillot s’embrassant dans un vestiaire. Ses yeux s’étaient agrandis. Elle avalait sa salive, pinçait les lèvres sur une brune suçant un sein pâle.
Je m’étais agenouillée près d’elle. Odeur de sa peau, mélange de savon et de chaleur naissante. ‘Troublant, hein ?’, avait-elle murmuré, réajustant ses lunettes. Son regard avait glissé dans mon décolleté. Pas sur mon pendentif. Sur mes seins. J’avais frissonné, froid soudain dans le ventre chaud. Hésitation. Reculer ? Briser notre amitié ? Mais sa bouche s’est approchée. Ou la mienne. Nos lèvres se sont touchées. Douces, hésitantes. Puis sa langue, fraîche, mouillée, a forcé. J’ai fermé les yeux. Survolte. Elle a pris mon visage, m’a roulé une pelle profonde, comme un mec en rut. J’ai répondu, main sur sa nuque, l’autre sur sa hanche fine. L’adrénaline pulsait. Ma chatte se vidait déjà.
L’approche hésitante vers l’interdit
Ses mains ont écarté mon encolure, effleuré mon épaule. La mienne sous son tee-shirt blanc. Sa peau si douce, veloutée, pas comme un garçon râpeux. On se bouffait la bouche, salive partagée, cœurs tambourinant. J’aurais pu arrêter. Mais j’avais tant insisté sur sa libido. Et ça m’excitait, ce goût d’interdit. Vertige. Ma copine me faisait mouiller. L’ambiguïté craquait.
Elle m’a déshabillée lentement, caresses lentes, effleurements qui me rendaient folle. Peau qui frissonne, tétons qui durcissent. Nues enfin, je l’ai traînée sur le lit. Ses petits seins, si sensibles. Je les ai léchés, mordillés. Elle se tordait, bassin ondulant, gémissant bas. ‘Cathy… oh…’ Ses mains pétrissaient les miens, aspirait mes tétons, spasmes jusqu’au vagin. Odeur musquée de nos chattes ouvertes. Ma main entre ses cuisses, touffe légère. Grandes lèvres trempées. Doigt glissant autour, pas dedans – elle était vierge. Tournoie sur son clito. Elle jouit vite, corps secoué, cri étouffé.
L’explosion des sens et des corps
On s’est léché à tour. Langues dans les fentes, sucent clitos gonflés. ‘Putain, Aude, t’es bonne…’ Elle halète : ‘Continue… plus profond.’ À quatre pattes, cul rond pâle tendu. Je lèche son trou du cul, strie fripée sous ma langue. Salive et mouille étalées. Elle en redemande, tremble. Je suce mon doigt, le plonge dans ma chatte pour le lubrifier, puis dans son anus. Lent. Elle s’ouvre, corolle chaude. ‘Ça fait… bizarre… bon…’ Je bouge doucement. Ses reins répondent. Gémissements rauques. Elle se branle le clito. Accélère. Son trou se contracte, spasmes rectaux autour de mon doigt. Cri dans l’oreiller, corps tétanisé. Elle reste béante un instant, pantelante.
Des orgasmes en rafale, toute l’après-midi. Douche collante après, rhabillage, révisions forcées. Mais nos peaux se frôlaient encore, électriques.
Sur le quai du RER, j’ai dit : ‘Une seule fois.’ Elle a hoché la tête, reconnaissante. Secret gardé. J’ai changé. L’innocence basculée en femme curieuse. Aude s’est éveillée. Des années plus tard, elle confesse une aventure avec une élève. Son sourire coquin : elle kiffe toujours le cul. Moi ? J’ai eu des gosses, un mari drôle. Mais ce jour-là, dans la chambre, reste gravé. Chair, sueur, découverte viscérale.