C’était chez moi, un après-midi lourd d’été. Le canapé usé du salon, odeur de vieux tabac et de livres poussiéreux. Alex en face de moi, ce gamin de Sciences Po, prétexte d’un exposé foireux. Mon cœur cognait déjà. Les rumeurs sur sa langue magique m’avaient titillée, malgré mon monde à femmes. Lesbienne convaincue, prof de français solide, mais curieuse. Agacée par ces mâles qui envahissaient notre terrain. Pourtant, j’hésite. Le livre claque sur la table basse. ‘Alors, expert en langue ?’ Il rougit. ‘D’anglais ?’ Idiot. ‘Non, tu sais bien. Démontre.’ Ma voix tremble un peu. Franchir le pas ? Innocence lesbienne prête à basculer.
Je me lève. Culotte qui glisse le long des cuisses. Jupe relevée. Pubis imberbe, lisse comme une invitation. Cuisses écartées à bloc sur le canapé. Odeur musquée de ma chatte qui s’éveille déjà. J’allume une cigarette, main pas très sûre. ‘Ça te dérange si je fume pendant que tu manges ?’ Air badin, mais adrénaline qui pulse. Il s’agenouille, maladroit. Position à genoux, inconfortable. Son souffle chaud effleure ma peau. Frissons électriques remontent mes jambes. Cœur qui tambourine. Tout bascule là, quand sa bouche se pose.
L’Approche
Sa langue touche. Douce, agile, pointue. Explore ma fente baveuse. Curiosité dévorante en moi. Jamais un mec, toujours des langues féminines plus tendres. Lui, c’est un tourbillon. Trouve vite ma zone sensible. Cigarette à moitié consumée, je lâche un cri léger, contenu. Bassin rétroverse, se cambre malgré moi. Main sur sa nuque, cheveux tirés. Il insiste, aspire mon clito raidi. Putain, la chaleur monte, peau qui frissonne, sueur perle. Odeur de sexe cru, mélange tabac et cyprine. ‘Continue, salaud,’ je murmure, voix rauque.
L’Explosion
Cigarette tombe ! Feu près du tissu. Je ramasse, écrase vite. Deux mains maintenant, empoignent sa tête. Cuisses charnues serrent ses oreilles comme un étau. Plus d’air, mais sa langue fouille, broutante, impitoyable. Soubresauts violents, bassin qui convulse. Bruits humides, clapotis obscènes. Mon cri fuse, long, primal. ‘Putain !’ Inondation. Cyprine gicle sur son mufle. Extase pure, première par un mâle. Corps secoué, cœur explosé, jambes tremblantes. Il relève la tête, bouche luisante. Je le fixe, sidérée. Innocence en miettes.
Le calme revient lentement. Canapé trempé, cigarette éteinte. Je reprends souffle, peau encore frémissante. ‘Tu m’as fait jouir, salaud.’ Voix brisée. Lui dispensé de plus, ma conversion s’arrête là. Mais tout change. Cette magie linguale hante mes nuits. Lesbienne ? Plus si sûr. Secret bien gardé, même à Raphaëlle plus tard. J’ai basculé. Adrénaline de la découverte, maladresse oubliée dans l’euphorie. Mon corps sait désormais ce qu’il ignorait. Innocence perdue, plaisir conquis. Pour toujours.