C’était en camping, cet été-là, dans la couchette étroite que je partageais avec Maud. La chaleur collante nous étouffait. L’air lourd d’odeurs de terre humide et de barbecue lointain. Mon cœur cognait déjà sans raison. Maud, ma cousine, plus audacieuse, se déshabille sans un mot. Sa peau luit sous la lampe tamisée. Ses seins fermes, plus pleins que les miens, pointent fièrement. Je fixe son corps nu, la gorge sèche. Elle glisse sous la couette, naturelle, comme si de rien n’était. ‘T’es pas obligée de garder ta chemise de nuit’, murmure-t-elle, un sourire en coin. J’hésite. Mes joues brûlent. La tente craque doucement sous le vent. Je reste habillée, mais je m’allonge près d’elle. Son corps rayonne une chaleur animale. Odeur sucrée-salée : crème solaire, parfum vanillé de jeune fille, sel de la mer, transpiration légère. Ça m’envahit. Mon ventre se serre. Je tourne et me retourne. Peau qui frissonne. Cœur qui tambourine contre mes côtes. Sa main effleure mon épaule. Accident ? Non. Elle se colle. Son sein nu presse contre le tissu fin de ma chemise. Chaud. Doux. Le mamelon durcit contre moi. Le mien répond, pointe raide, traîtresse. Je retiens mon souffle. L’hésitation me ronge. Reculer ? Ou… ? Tout bascule quand elle soupire : ‘T’es toute tendue, relaxe-toi.’ Sa main glisse sur ma hanche. Je ne bouge pas. L’adrénaline pulse dans mes veines. Ma chatte palpite pour la première fois. Humide. Chaude. Pas urine. Quelque chose de neuf, de honteux, d’excitant. Je ferme les yeux. Son souffle chaud sur ma nuque. ‘T’as une peau si douce’, chuchote-t-elle. Ses doigts frôlent ma cuisse sous la couette. Je tremble. Le tissu mouillé entre mes jambes. Odeur musquée monte, intime. Je craque. Ma main trouve son flanc. Peau soyeuse. Elle gémit bas. Nos corps se pressent. Innocence en miettes.
Ses lèvres effleurent mon cou. Sale, viscéral. ‘Touche-moi’, ordonne-t-elle, voix rauque. Je caresse son sein. Lourds, ferme. Mamelon dur comme caillou sous mes doigts. Elle arque le dos. Bruit humide : sa main descend entre ses cuisses. Elle se frotte. ‘Écoute ça’, halète-t-elle. Glougloutis mous, chair qui claque doucement. Odeur explose : moule excitée, acide, animale. Mon cœur explose presque. Je glisse ma main plus bas. Poils drus, humides. Ses grandes lèvres gonflées, brûlantes. Elle écarte les cuisses. ‘Lèche-moi si tu veux.’ Je plonge. Langue sur sa fente. Goût salé, piquant. Elle agrippe mes cheveux. ‘Putain, oui, comme ça.’ Je lape avidement. Sa cyprine coule sur mon menton. Elle se cambre. Doigts en moi maintenant. Elle fouille ma chatte vierge. ‘T’es trempée, salope.’ Je gémis dans sa chair. Corps qui convulse. Seins qui frottent, sueur qui colle. Elle me retourne. Sa bouche sur ma touffe. Langue agile, aspire mon clito. Éclairs dans le bas-ventre. ‘Viens, frotte-toi contre moi.’ Nos chattes se collent. Glissant, gluant. Frottements frénétiques. Peau qui claque, jus qui gicle. ‘Je vais jouir !’ hurle-t-elle bas. Moi aussi. Explosion. Tremblements. Cris étouffés. Odeurs mêlées, transpiration, cyprine. On s’effondre, pantelantes.
L’approche hésitante
Le calme revient. Tente silencieuse. Nos corps luisants, collés. Cœur ralentit. Peau encore frémissante. Je réalise. Innocence morte. Ce feu nouveau en moi. Maud dort, paisible. Je fixe le plafond. Secret gravé. Jamais un mot. À mes parents, non. À quiconque. Mais ce goût, cette odeur, hantent mes nuits. J’ai changé. Femme éveillée. Prête pour plus. Michel, tes mots l’ont ravivé. Mais ça, c’était à moi.