C’était dans mon petit appart, cette grande pièce qui fait chambre, salon et cuisine. Minuit passé, crevée après deux boulots, le sex-shop et la rue. J’avais demandé à Roland si je pouvais me reposer en arrière-boutique. Endormie, cauchemars qui me secouent. Il me réveille en douceur, son regard inquiet. ‘T’es crevée, Juliette. Je t’accompagne.’ Hésitation. Mon cœur cogne déjà. Ok, pourquoi pas.

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Casiers gare, je vire le maquillage, enfile jeans, baskets, blouson. Plus Jade la pute, juste Juliette la sage. Métro jusqu’à la banlieue paumée, marche silencieuse. Chez moi, whisky pour une fois. ‘Assieds-toi sur le canapé, Roland.’ Verres cliquettent, on parle. Longtemps. Whisky vire au jus d’orange. Nos corps se rapprochent. Baisers doux, langues qui dansent. Mains sous les fringues. Torse nu, il suce mes petits seins, mordille tétons. Frissons partout, peau qui picote. Je le fais asseoir, défais son pantalon. Son sexe dur, gonflé. Prête à le sucer, comme d’hab. Mais il me stoppe. ‘Pas ce soir.’ Il me couche, embrasse mes pieds. Tongues tombent, orteils mordillés. Jambes remontées, langue sur cuisses. Jupe relevée, string qui glisse. Moment suspendu. Il va voir.

L’approche : fatigue, whisky et le pas fatal

Choc dans ses yeux. ‘Non de dieu… tu es…’ Je relève la tête, douleur au ventre. ‘Je suis désolé…’ Il bondit, empoigne ses affaires. Sanglots qui montent, visage dans les mains, ventre contre le canapé. Peau encore chaude de ses caresses. Odeur de son parfum à lui, mélange sueur et désir. Cœur qui bat la chamade, adrénaline pure. Innocence qui bascule là, pas dans la rue, mais avec lui. Il se retourne. Voit Juliette, pas le monstre. Affaires tombent. ‘Hé merde, Juliette…’ Il se colle à mon dos. Baisers cou, mains sur seins. Sa queue frotte mes fesses. Douces, chaudes. ‘Roland, t’es sûr ?’ ‘Je suis sûr de rien.’ ‘Prends-moi comme une femme.’

L’explosion : découverte, colère et baise déchaînée

Index dans ma bouche, je le suce. Descend, joue avec mon trou. Déjà dilaté des passes. Gémissement rauque. Capote sur sa bite. Il pousse. Lent. Première fois comme ça, avec lui. Chaud, humide, serré juste ce qu’il faut. Timide d’abord, va-et-vient. Ses mains pincent mes tétons. Odeur de sexe, de latex, de nous. Il accélère. Sauvage. Piston furieux. ‘Mmm vas-y Roland !’ Cris, gémissements. À quatre pattes, ses couilles claquent les miennes, minuscules. Oubliées dans la transe. Cuir chevelu tiré, cou mordillé. Plaisir qui monte, anus qui palpite. Il gémit, coup de reins violent. Il jouit. Crie. Puis doux, jusqu’à ramollir.

Effondrés sur le canapé. Sueur froide, cœurs affolés. Il se lève. Regard inquiet. ‘Ça va ?’ ‘Je sais pas. Faut que je rentre, réfléchir.’ ‘J’aurais dû te…’ ‘Laisse. À ce soir.’ Porte claque. Seule, corps encore vibrant. Changée. Pas juste une pute trans. Quelque chose de vrai. Deux semaines tendues, amitié seulement. Lettre : j’arrête tout, opé pour être femme. Secret gardé. Lui, un mec bien. Innocence basculée cette nuit-là, dans mon appart crasseux. Adrénaline éternelle.

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