Ma première fois avec un Terrien : l’auberge des monts Ida
C’était dans cette auberge nichée au pied des monts Ida, après notre vol épuisant sur le tarn de Gamiel. L’air chargé d’odeurs de couga frit et de vin capiteux. On avait plumé cet idiot qui me faisait du gringue, sa bourse bien au chaud contre ma peau. L’aubergiste, ravi de notre générosité, nous offre sa meilleure chambre avec un tub d’eau chaude. Mon cœur bat déjà fort, ce Terrien blond, Pierre, avec ses muscles saillants sous sa peau pâle, me trouble depuis l’arène.
Je passe l’éponge sur son torse, sentant chaque tablette de chocolat durcir sous mes doigts. L’eau fumante clapote doucement. Sa blondeur détonne parmi nos chevelures bleu foncé, et ça m’excite, cette exotisme. Il rit, me prend l’éponge des mains. À mon tour. Ses grandes paumes glissent sur mes seins, descendent sur mon ventre. Je frissonne, la peau hérissée de chair de poule. Il écarte mes cuisses pour ‘nettoyer’, et là, son nez frôle ma toison bleue. Une odeur musquée monte, la mienne, nouvelle pour lui depuis la Terre. Mon cœur cogne comme un tambour de guerre. Hésitation. Dois-je le repousser ? Non, la curiosité dévore tout. Il passe la langue, un coup timide. Tout bascule. Innocence envolée.
L’approche hésitante dans le tub fumant
Je le tire par la main, dégoulinants, vers le lit. Il me couche, s’agenouille entre mes jambes. Sa bouche affamée sur ma conque. Chaud, humide, vorace. Ma fourrure bleue s’imbibe de sa salive, mes boucles s’agitent sous son souffle saccadé. Je gémis, rauque, les reins cambrés. ‘Oh Pierre, c’est… trop !’ Il aspire mon bouton, langue tournoyante. Mon corps convulse, vagues de feu. Odeur de sexe neuf, âcre et sucrée, envahit la pièce. Bruits obscènes : succions, halètements, mes cris montants. ‘Viens, Terrien, fais-moi tienne ! Fais de moi une femme de ton monde !’ Il rit : ‘T’es vierge de Terrien, hein ? Tout neuf.’ Sa queue raide, veinée, contre ma fente glissante. Pas de résistance, glisse d’un trait. Plein, épais, il cogne au fond. Je hurle de plaisir, ondes électriques. Coups de reins brutaux, claques de peaux moites. Ses couilles claquent contre mes fesses. ‘T’es serrée, putain !’ Je griffe son dos, ongles enfoncés. Odeur de sueur, de mâle terrien. Mon cœur explose, deuxième orgasme, je l’aspire, le serre. Il grogne, se vide en jets chauds. On s’effondre, repus, collants.
Le calme revient, respirations syncopées. Son sperme coule tiède entre mes cuisses. Je me sens changée, femme accomplie, marquée par ce blond exotique. Plus la voleuse féline, mais porteuse de son feu. Secret gravé : cette nuit, innocence perdue dans un tub d’auberge. Demain, on repart, mais ça palpite encore en moi. Personne ne saura, sauf lui, et ce tarn qui nous a portés ici.



Post Comment