Sur le boulevard, coincés comme tous les matins, l’autoradio crache Daniela d’Elmer Food Beat. Pierre rage au volant, embouteillage infernal vers le pont de l’Alma. Les paroles crues me chauffent déjà : ‘Moi, ce que j’aime, chez Daniela, c’est que l’on peut y mettre les doigts.’ Mon cœur cogne. Je pince mes lèvres rouges dans le miroir, sentant son regard. Première fois que cette chanson me retourne le ventre comme ça. Innocence ? Foutaises. La curiosité me ronge. Pierre grommelle sur le motard, puis avoue aimer tripoter. ‘Et surtout en toi.’ Sa voix rauque. Je rougis, jupe trop courte remontée sur les cuisses. L’air sent le cuir chaud, son parfum musqué, l’essence. Le feu passe au vert, on avance de rien. Il fredonne, excité. ‘J’aimerais que tu sois comme Daniela.’ Salopard. Mon ventre se serre, peau qui frissonne sous la jupe. Ses doigts sur le levier de vitesse frôlent ma cuisse. Hasard ? Non. Je halète doucement, hésitante. Les voitures autour, anonymes, mais si proches. Pont en vue, quai Branly après. La chanson insiste : ‘Par-devant et par-derrière.’ Jamais osé ça. Mais là, dans ce blocage, l’adrénaline pulse. Ma main tremble, effleure son genou. Il sourit, complice. Bascule. Oui.
Ses yeux pétillent. ‘Détends-toi, Hélène.’ Ma main glisse plus haut, sur la bosse qui tend son pantalon. Première fois que je touche ça en public. Cœur en furie, tambour dans la poitrine. Il grogne : ‘Putain, comme Daniela.’ Je défais sa braguette d’un geste maladroit, doigts fébriles. Sa queue jaillit, chaude, veinée, odeur de mâle qui m’étouffe. Curiosité dévorante. Je l’empoigne, peau soyeuse sur le dur. Il passe la première, on avance de 5 mètres. ‘Suce-la, comme dans la chanson.’ Voix cassée. J’hésite, lèvre mordue, puis me penche. Bouche sur gland, goût salé, première fois si cru. Il empoigne mes cheveux, pousse doucement. ‘Ouh ouh ouuuhhh.’ La radio hurle pour nous. Slurp humide, ma salive coule, cœur qui explose. Voitures slaloment, un regard ? Adrénaline pure. Je pompe, langue qui tournoie, maladroite mais affamée. Il halète : ‘Les doigts partout, Hélène.’ Sa main sous ma jupe, trouve ma culotte trempée. Doigts qui écartent, pénètrent. Chatouilles électriques, jus qui gicle. Je gémis sur sa bite, vibrations. ‘De la place pour les copains ?’ Il rit sale. Non, juste nous. Orgasme monte, cuisses qui tremblent, klaxon lointain. Il jouit en premier, sperme chaud qui gicle au fond de ma gorge, j’avale, tousse, excitée à mort. Mon tour : ses doigts frottent le clito, je jouis en secousses, tête sur ses cuisses, embouteillage éternel.
L’approche : tension dans les bouchons
Quai Branly en vue, on reboutonne vite. Calme retombe, sueur froide, rires nerveux. ‘T’es ma Daniela maintenant.’ Je rougis, changée. Innocence morte là, dans cette caisse. Au bureau, Magali nous attend, routine. Mais secret en moi : cette bascule, ce feu. Plus la même. La chanson tourne encore dans ma tête : ‘Oh Hélène.’ Promis, on recommencera.