C’était au lever du soleil, ce matin-là où le poème de vœux me happe et fait remonter tout. La chambre de ma famille, lumière orange filtrant par les rideaux fins. J’avais seize ans, lui dix-sept, mon premier copain, appelons-le Alex, même si c’est anonyme maintenant. On s’était embrassés des dizaines de fois, mais là, l’hésitation cogne. Mon cœur tambourine comme un marteau-piqueur. La peau de mes bras frissonne, chair de poule sous le t-shirt trop large. L’air sent la nouveauté, mélange de son savon bon marché et de ma transpiration nerveuse. Je pousse la porte, pieds nus sur le parquet froid. Il est là, torse nu sur le lit, sourire en coin. ‘Viens’, murmure-t-il. Mes jambes tremblent. Je m’assois au bord, nos genoux se touchent. Électricité. Ma curiosité dévore tout, mais la peur cloue. ‘T’es sûre?’, demande-t-il, voix rauque. Je hoche la tête, muette. Ses doigts effleurent ma cuisse. Bam. Tout bascule. Le monde rétrécit à cette pièce, ce lit défait, ce soleil qui monte.

Ses mains grimpent, maladroites, tirent sur mon short. Je halète déjà. Il m’allonge, son corps lourd dessus, odeur de sueur chaude et de désir brut. Ma chatte palpite, humide sans que je sache pourquoi. Il embrasse mon cou, mordille, je gémis malgré moi. ‘T’es belle’, grogne-t-il, en baissant mon soutif. Mes seins jaillissent, tétons durs comme cailloux. Il les suce, aspire fort, douleur-plaisir qui me fait cambrer. Mes ongles griffent son dos. ‘Putain, j’en peux plus’, lâche-t-il. Son jean descend, sa bite surgit, raide, veinée, première vue réelle. Gros, un peu courbé, gland luisant. Je la touche, timide, peau veloutée sur fer. Il gémit. ‘Suce-la’. Je m’exécute, bouche hésitante, goût salé, bizarre, addictif. Il pousse mes cheveux, guide. Bruits de succion, salive qui coule. Mon cœur explose. Puis il me retourne, cul en l’air. Doigts sur ma fente, mouillée à mort. ‘T’es trempée, salope’. Mots crus qui m’allument. Il frotte sa queue contre moi, tease. Entrée lente, brûlure. ‘Aaaah!’, je crie. Trop gros. Il s’enfonce, pouce par pouce. Pleine. Remplie. Il commence à bouger, coups de reins sauvages, lit qui grince, claquements de chair. Sueur goutte, odeur musquée envahit. Mes seins ballottent, je mords l’oreiller. ‘Plus fort!’, supplie-je. Il obéit, martèle, main sur ma nuque. Orgasme monte, vagues, contractions folles. ‘Je jouis!’, hurle-t-il, se retire, gicle sur mes fesses chaudes. Moi, spasmes infinis, corps secoué, tête vide. Merveilleux spasmes, comme dans le poème.

L’Approche : Le Souvenir qui Remonte

Le calme revient, essoufflés, emmêlés dans les draps trempés. Son sperme refroidit sur ma peau, preuve collante. Je ris nerveusement, lui embrasse l’épaule. Changée. À jamais. L’innocence envolée, remplacée par cette faim nouvelle. Secret gardé, même à la famille en bas qui boit son café. Fier d’être unique, comme souhaité. Amour une heure ou éternité, peu importe. Je me rhabille, jambes flageolantes, sourire intérieur. Le soleil est haut maintenant, illumine tout. Bonheur trouvé dans ces yeux qui pleurent presque de joie. Douceur qui lie nos cœurs, chaleur partagée. Je sors, le cœur léger, transformée. Prête pour la suite, authentique, assumée.

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