Cette plage naturiste. Le sable brûlant qui colle aux pieds nus. L’odeur de sel et de crème solaire qui monte, lourde, excitante. J’ai quatorze ans, Marion pour les intimes, Anonyme ici pour le secret. Maman Julia m’a traînée là, ‘pour se libérer’, qu’elle dit. Mon cœur cogne déjà comme un tambour. Autour, des corps à poil. Seins lourds qui ballottent, chattes touffues ou lisses qui clignotent au soleil. J’hésite. Mon maillot une pièce mouille de sueur. Enlever ? Tout le monde le fait. Ma peau picote, frissons d’angoisse et de quelque chose d’autre, bas-ventre qui palpite.
On s’approche d’elles. Chantal, la grande brune aux cuisses musclées, étalée sur sa serviette. Brigitte et Sandra, ses filles, ricanent en se tartinant de crème. Même âge que moi, corps fins, seins naissants comme des pommes vertes. ‘Salut !’ lance Chantal, sourire carnassier. Julia s’assoit près d’elle, enlève son haut direct. Ses tétons durs pointent. Je fixe l’horizon, joues en feu. Brigitte me tire par la main. ‘Viens, on se met nues ensemble.’ Sandra hoche la tête, déjà torse nu. Son ventre plat luit. Le pas est franchi. Je tire sur mon maillot. Il glisse. Air frais sur mes petits seins, sur ma fente imberbe qui s’ouvre au vent. Cœur qui explose. Elles applaudissent. ‘T’es belle !’ Curiosité qui dévore. Leurs chattes : Brigitte a une touffe naissante, Sandra lisse comme un bébé. Chantal, fournie, sombre, lèvres qui dépassent. Je mouille déjà, sans comprendre.
L’Approche
Les heures passent en rires, jeux d’eau. Mais le soir tombe, dunes nous appellent. Brigitte m’attire derrière. ‘Regarde la mienne.’ Elle écarte les cuisses. Fente rose, humide, odeur musquée qui monte, animale. Mes doigts tremblent. Je touche. Peau soyeuse, glissante. Elle gémit, ‘Plus fort, frotte mon clito.’ Petit bouton dur sous mon index. Maladroite, je pince. Elle halète, ‘À toi !’ Ses mains sur moi. Doigt qui glisse dans ma fente vierge. ‘T’es trempée, salope.’ Dialogues sales, chuchotés. Sandra nous rejoint, cul rebondi. ‘Ma tour.’ On s’embrasse, langues gauches qui bavent, se cherchent. Seins contre seins, tétons qui frottent, électricité. Je suce le sien, goût salé. Elle me doigte, deux doigts qui étirent. Bruits mouillés, clapotis obscènes. ‘Lèche-moi.’ Je plonge. Goût acide, sucré, langue qui fouille sa chatte. Elle jouit la première, spasmes qui secouent son corps, cri étouffé dans le sable. ‘Ta gueule !’ On rit nerveuses. À mon tour. Brigitte sur ma chatte, aspire mon clito gonflé. Bombe nucléaire. Vague qui monte, ventre qui se contracte, jambes qui tremblent. J’explose, mouille sa bouche, hurlement primal. Odeur de cyprine partout, cœurs qui cognent à l’unisson.
Retour au calme. On se rhabille, sable dans les cheveux, jus sur les cuisses. Peau rougie par le soleil et le plaisir. Je marche différente, jambes molles, secret qui brûle au ventre. Chantal nous cherche pas, pense qu’on ramassait des coquillages. Julia sourit, devine peut-être. Innocence partie, remplacée par cette soif vorace. Je garde ça pour moi, pour elles. Ce basculement nous lie à jamais. Plage naturiste, berceau de mon éveil. Corps nus, cœurs nus.