Le bus brinquebale un vendredi soir. Bondé à craquer. Musique dans les oreilles d’Eric, il ne sent pas tout de suite ma main sur la sienne. Je presse plus fort. Il émerge, me reconnaît. Nathalie, la voisine du 7e, moi au 3e autrefois. Son regard remonte, choqué. Mon cœur cogne déjà. Je souris, enlève ses écouteurs. ‘Salut Eric !’ Ma main reste là, chaude sur sa peau moite.

On papote Berlin, mes études. À son arrêt, je descends avec lui. Naturel. Il m’invite chez lui. Nos doigts s’entrelacent dehors, rires fous. Chez lui, canapé. ‘Tu as changé, Eric.’ Il rougit encore, ce mystère m’a toujours attirée. Mon ventre se noue. Hésitation. Puis ça sort : ‘J’ai envie d’une aventure sexuelle avec toi.’ Sa mâchoire tombe. Sang dans ma tête. Il bredouille oui. Fantasmes ? Je murmure les miens, bizarres. Il pâlit. Je m’approche, lèvres sur les siennes. Bite ! Je le mords fort. Sang sur sa bouche. ‘Je suis sauvage. Dompte-moi.’ Il digère. Règles du jeu : 20h-22h. Moi je défends, lui il conquiert sans douleur. Code : champignons vénéneux. Avantage initial pour lui. Demain. Je pars, adrénaline pure.

L’Approche

Le lendemain, 19h30 chez lui. Tenue moulante, ongles longs rouge vif. ‘Ne me touche pas, on joue !’ Il tremble, me déshabille maladroit. Nue, je me laisse, muscles mous. Il attache poignets, chevilles au matelas au sol. 20h pile. Je rue, coup de pied magistral ! Il esquive, attache la dernière jambe. Fureur. Je tire, me tords, sue. Il mate mes seins, mes courbes. Huiles essentielles. Gouttes sur ses paumes. Massage cuisses. Peau qui frissonne, chair de poule électrique. Mollets, bras, cou. Seins : tétons durcissent, cri étouffé. ‘Putain, Eric…’ Corps huilé, glissant. Il monte sur moi. Sexe dur contre ma chatte trempée. Ondulations folles. Cordes craquent. Cœur en furie, souffle rauque. Odeur de sueur, huile, désir cru. Il pince, suce, doigte. Je gémis sale : ‘Baise-moi fort, salaud !’ Symphonie de chairs claquant. Mon clito pulse, jus coule. Il enfonce, va-et-vient bestiaux. Cris de pute en chaleur. Orgasme explose, vagues violentes. Lui jouit en grognant, sperme chaud dedans.

Silence lourd. Souffle court. Visage bouffi, yeux pétillants. ‘Tu m’as eue, mon salaud. Jamais comme ça.’ Épuisée, je défie : ‘Dernière fois. Ne me détache pas avant 22h !’ Il sourit. Réveil dit 22h30. Je change. Innocence morte. Ce jeu m’a dévorée vive. Secret à moi, ce feu primal. Prochaine partie ? Mon corps en redemande déjà.

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