Ce couloir sombre du bar, moite comme une nique en été. Les murs suintent, l’air pue la bière rance et la sueur. J’hésite, Bella, la fille du patron, jupe rouge trop courte qui colle à mes cuisses. Mon cœur cogne fort, comme un marteau piqueur sur le chantier de Luc. Première fois ici, au fond, troisième porte à droite. Lavabo, qu’ils disent. Les ahanements derrière les portes me font frissonner la peau. Curiosité qui dévore, innocence qui vacille.

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Pierrot m’a chopée en premier. Son sourire fat, ses mains rugueuses sur ma taille. ‘Viens, Bella, sois pas chien.’ J’hésite, le mascara déjà qui pique mes yeux. Chemisier blanc à demi ouvert, seins libres qui pointent sous le tissu fin. Il me pousse contre le mur, souffle rauque dans mon cou. Odeur de gnôle et de tabac froid. Mon ventre se noue, mélange de peur et d’envie. ‘T’es chaude, toi.’ Sa main glisse sous ma jupe, effleure ma culotte humide. Je tremble, les jambes molles. Tout bascule quand il m’ouvre la porte. Chambre étroite, lit défait, lumière rouge EXIT qui clignote au loin.

L’approche hésitante

Il me plaque dos au mur, lèvres voraces sur les miennes. Langues maladroites qui s’emmêlent, salive qui coule. Mes doigts dans ses cheveux, tirent sans savoir. Il déchire mon chemisier, boutons qui sautent, seins exposés à l’air poisseux. Mamelons durs comme des billes, il suce, mordille. Je gémis, aigu, surprise. ‘Putain, Bella, t’es vierge ou quoi?’ ‘Presque.’ Curiosité dévorante, je palpe son pantalon gonflé. Dur, chaud, inconnu. Il baisse sa braguette, sort sa queue raide. Première vue, veines saillantes, gland luisant. Mon cœur explose, paumes moites.

Il me retourne, jupe relevée sur mes fesses. Culotte arrachée d’un coup sec. Doigts qui fouillent, humides, glissants. ‘T’es trempée, salope.’ Je rougis, mais pousse en arrière. Maladresse pure : il rate l’entrée, frotte contre mes lèvres. ‘Attends…’ Adrénaline qui pulse, sueur qui perle entre mes omoplates. Enfin, il s’enfonce. Déchirure vive, brûlure qui irradie. Je crie, griffes dans le mur. Il grogne, graveleux, hanches qui claquent. Bruits mous, suceurs, chair contre chair. Odeur de sexe cru, musquée, qui emplit la pièce. Mes seins ballottent, frottent le plâtre froid. Plaisir monte, vague inattendue, ventre qui se contracte.

L’explosion des sens

‘Plus fort, Pierrot!’ Dialogues sales, essoufflés. ‘T’aimes ça, hein? Ta première baise!’ Il accélère, coups de boutoir sauvages. Mon clito pulse sous ses doigts malhabiles. Sensations intenses : chaleur qui envahit, jus qui gicle le long de mes cuisses. Je jouis la première, spasmes violents, cris aigus qui percent les murs. Il suit, décharge chaude au fond, qui coule. On s’effondre, pantelants, corps collants.

Retour au calme, Pierrot remonte son froc, sourire victorieux. Moi, étalée, cuisses écartées, sperme qui s’écoule. Peau qui picote encore, cœur qui ralentit. J’ai changé. Innocence explosée, comme plexiglas d’abribus. Secret à garder : cette porte, ce lavabo, cette découverte. Luc passe plus tard, me propose le désordre. J’accepte, mais c’était déjà fait. Première fois gravée, adrénaline éternelle. Bijou bijou, mais moi, c’est lavabo qui m’a baptisée.

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