C’était dans l’appart de mamie Keller, cet immeuble vétuste où j’avais atterri après avoir plaqué Pascal. Elle venait d’avoir son malaise, affalée par terre, respiration faible. Yann, le voisin rasta, t-shirt bariolé des Rasta Killers, l’avait gérée cool, appelant les pompiers sans panique. ‘Te bile pas’, qu’il m’avait dit, sourire en coin. Le soir, il repasse prendre des nouvelles. Je craque, je l’invite à dîner. Frigo de mamie pillé : pâtes, sauce en boîte. Il ramène sa boîte à musique, basses lourdes qui cognent dans les murs. On s’affale, moi sur la banquette usée, lui dans le fauteuil ministre, pieds qui tapent le rythme. Zicmu qui pulse, odeur de weed lointaine dans l’air.

Ses questions fusent, directes. ‘T’as l’air épuisée, comme rongée de l’intérieur.’ Pascal, après six mois ensemble, n’avait rien vu. Yann, inconnu de quelques heures, me perce à jour. Les larmes giclent, fontaine incontrôlable. Je vide tout : la fatigue, les analyses cheloues, la tumeur suspectée, la rupture, le désespoir. Il reste là, regard gentil, sans bouger. Pas de câlin forcé. On est synchro. Rire jaune sur l’ambulance. Puis, mots qui sortent seuls : ‘T’as pas envie d’une copine bancale ?’ Cœur qui cogne fort. Il hausse les épaules : ‘Ça peut se faire, j’ai un grand lit.’ Hésitation, un battement. Je me lève, jambes flageolantes. On franchit sa porte, bordel total, affiches folles aux murs. Odeur de mec solo, chaussettes sales et encens rasta. Tout bascule.

L’Approche : hésitation et bascule

Dans sa piaule, lumière tamisée. ‘Allonge-toi, j’vais te faire une petite minette pour commencer.’ Dialogues sales, vrais. ‘C’est comme ça que tu dragues ?’ ‘Ben ouais, pas de café propre.’ Rire nerveux. Fringues balancées par terre. Je m’étends, cuisses qui tremblent. Sa langue attaque, douce, attentive. Elle fouille ma fente, humide déjà, titille le clito. Peau qui frissonne, chair de poule partout. Cœur en furie, comme un marteau-piqueur. Il effleure mes seins, doigts harpe sur mes nerfs. Gémissements qui montent, bruits de succion mouillés. Je fonds, arc tendu. Il plonge profond, aspire, lèche en cercles. Bord du gouffre, je hurle, explosion totale, jus qui gicle sur sa bouche. Corps secoué de spasmes, sueur froide.

L’Explosion : découverte sauvage du corps

Je reprends souffle, il attise encore, baisers voleurs. ‘Arrête, tu vas me tuer.’ Polochon vole, je saute sur le lit grinçant. Ma revanche : fellation vorace. Je l’avale, gorge profonde, salive qui coule. Il grogne, hanches qui bucklent. Langue qui tournoie sur son gland turgescent, goût salé, veines qui pulsent. Il supplier grâce, j’aspire fort, sperme chaud sur mon visage, langue qui lape. Loque épuisée, je m’effondre.

Matin, blottie dans ses bras, odeur de sexe et sueur. Bien-être total. J’ai changé. Cette nuit, maladresse première, curiosité dévorante, adrénaline pure. Plus envie de crever. Secret à moi : Yann a rallumé la flamme, brisée par la maladie et Pascal. Innocence basculée, pour toujours.

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