Je revois la cabane grise au bord de la chute, là où tout a basculé. Le soleil tape fort, mon cœur cogne déjà comme un tambour. Pierrette, ma tante rousse à 67 ans, radieuse et nue, descend les escaliers croches du quai pourri. Paul suit, son sexe dressé qui sursaute à chaque pas. Moi, Marie, la grande animatrice, je reste figée sur la table de pique-nique, couverte de boue séchée qui craquelle sur ma peau pâle. L’hésitation me noue le ventre. C’est pas ma première fois, mais là, en pleine nature, avec eux deux… l’innocence que je garde pour les caméras de télé fond comme neige au soleil. L’odeur de sapin humide et d’eau vive me chatouille les narines, mes seins pointent malgré la chaleur. Pierrette plonge dans le bassin, éclabousse, rit. Paul me fixe, yeux fous. ‘Viens, ma grande’, qu’il dit d’une voix rauque. Mon pouls s’emballe, la curiosité me brûle l’entrejambe. Je lâche tout, saute, l’eau tiède m’enveloppe, lave la boue qui glisse en filets noirs sur mes cuisses. Sous l’eau, je sens mon sexe gonfler, humide pas que d’eau de rivière.
On émerge, essoufflés. Pierrette s’étire, ses seins balancent, gouttes perlent sur ses mamelons fripés mais durs. Paul bande dur, veines saillantes sur sa queue. Moi, je grimpe sur la plage de sable fin, jambes tremblantes, et m’allonge, genou levé, plote offerte sans le vouloir. Le cœur qui bat la chamade, la peau qui frissonne sous le vent frais des sapins. Ils approchent, ombre sur moi. ‘Faut pas nous laisser seuls, Miss Nouvelles’, grogne Paul, sa main sur ma cheville. Sa paume rugueuse remonte, effleure ma cuisse intérieure. Je gémis, faible, les yeux mi-clos. Pierrette s’agenouille, lèche mon épaule, goût salé de sueur et boue. ‘T’es prête, ma nièce ? On va te montrer la vraie vie.’ Dialogues sales qui claquent : ‘Regarde sa noune, Paul, toute luisante.’ Il écarte mes lèvres, souffle dessus, chaud. Je cambre, un cri étouffé. Sa langue plonge, aspire mes petites lèvres, aspire le jus qui coule. Odeur musquée de sexe qui monte, mélange à celle de la mousse et du poisson. Pierrette chevauche mon visage, sa plote poilue sur ma bouche. ‘Lèche, ma grande.’ Goût âcre, salé, je fouille sa fente du bout de la langue, maladroite au début, affamée vite. Paul enfonce deux doigts en moi, croche, tape mon clito du pouce. Corps qui convulse, vagues de chaleur, cœur qui explose. Il se redresse, aligne sa bite gonflée, pousse d’un coup. Étroit, brûlant, je hurle dans le con de Pierrette. Il pilonne, ventre contre mes fesses, couilles qui claquent. ‘Crisse, t’es serrée, Marie !’ Elle frotte sa noune sur mon nez, gémit ‘Oui, enfonce-la !’ Sensations folles : chair qui palpite, sueur qui dégouline, jus qui gicle. Je jouis la première, spasmes violents, ongles dans le sable. Paul grogne, remplit mon trou de sperme chaud. Pierrette tremble, inonde ma bouche.
L’approche hésitante vers l’inconnu
Le calme revient, cascade gronde en fond. On halète, emmêlés sur le sable tiède. Ma peau rougit, marque des mains de Paul sur mes hanches. Je sens le sperme couler entre mes cuisses, poisseux, odeur forte de baise. Plus la même, l’innocence envolée comme la boue lavée. Secret gravé : cette cabane, ces corps nus, cette fièvre partagée. Pierrette caresse mes cheveux cuivrés, Paul embrasse mon épaule. ‘T’es à nous asteure.’ Sourire timide, cœur apaisé mais changé à jamais. Je garderai ça pour moi, ce paradis sauvage, loin des studios et des regards.