La sonnette de l’appartement d’Éric. Mon cœur cogne comme un marteau. J’hésite une seconde, main tremblante. Tout bascule là, ce soir de revanche. J’appuie. Porte qui s’ouvre. ‘Bienvenue, Catherine !’ Sa voix maladroite. La rage monte d’un coup, polaire puis brûlante. Je bondis, on roule sur la moquette du vestibule. Odeur de moquette usée, de sa peau chaude. Ses grognements, mes ongles qui griffent. ‘Salaud !’ Je hurle, furie totale. Chaussures qui volent, vêtements qui se déchirent. Sa chemise en lambeaux, ma robe arrachée. Seule ma culotte noire reste. Peau qui picote, sueur qui perle. Il ferme la porte d’un coup de pied. On se bat comme des chats, halètements rauques. Mes cuisses contre les siennes, friction électrique. Panique et envie se mélangent, innocence qui craque.
Ses ruades faiblissent. Je reprends souffle, ongles moins aiguisés. Il murmure : ‘Alors, Catherine, on fatigue ?’ Erreur. Rage redouble. Dix minutes de plus, corps en feu. Vingt heures trente, pendulette tinte. Habits éparpillés. Il bondit, cordes en main. Ventre au sol, chevilles liées serré. Nœud plat impeccable. Je gigote, inutile. Genoux entravés. Il s’assoit sur mes fesses, poids lourd. ‘Dirige tes poignets dans le dos…’ Je râle, mais obéis. Paumes ouvertes. Corde glisse entre dos et bras. Tours lents, sous épaules. Contrôle qui fuit, mètre par mètre. Peau qui frissonne sous fibres rêches. Il s’avance pour coudes. Erreur à lui. Mes doigts agrippent ses couilles. Douleur le fige. Cris de victoire : ‘Je te tiens, mon salaud !’
L’Approche : Hésitation et Bascul
Il gémit : ‘Lâche…’ Je malaxe, rire forcé. ‘Les bourses ou la vie ?’ Sac à main. ‘Vide-le.’ Menottes, clés, gag en caoutchouc. Il obéit, bras tendu. Cliquetsis froid sur son poignet. Puis dos. Je relâche. Il roule, soupire. Je détache mes jambes. Surprise : menottes sur mon poignet ! Il me plaque. Chevauche. Corps corseté de cordes. Thorax comprimé, seins gainés, abdomen rigide. Mains liées fines, nœud tiré. Corde dans la raie, frotte vulve. Culotte trempée. ‘Menteur !’ Je maugrée. Chevilles à fesses, hogtie parfait. Scotch sur doigts. Immobile. Friction constante, chaleur monte.
L’Explosion et la Transformation
Silence. Yeux dans yeux. Il caresse seins. Vaguelettes de plaisir. Mains intrusives, doigts dans creux. Gémissements profonds. Frissons longs. Cordes verrouillent tout. Pression interne bouillonne. Corde enfoncée sexe, mord. Épaules tirent, chevilles ragent. Ondulations serpentines. Tétanisée, dos cambré. Râle guttural. Orgasme explose : cris, rires, pleurs. Corps convulse, trampoline humain. Yeux roulent. Univers parallèle. Liberté fantôme.
Calme. Sommeil profond dans son lit, cordes intactes. Réveil changé. Innocence brisée, éveil brutal. Secret gravé : cette nuit chez Éric, première danse des cordes. Frustration partagée, désir renouvelé. Je garde ça pour moi, marque indélébile.