Devant la boîte aux lettres, mon cœur cogne déjà. L’enveloppe blanche des éditions Lamarmouse tremble dans ma main moite. Trois mois d’attente. Et si c’était un refus ? Je grimpe les escaliers quatre à quatre, essoufflée, la jette sur la couette de mon studio minuscule. Besoin d’air. Je file au café du coin, un express tiède pour calmer les nerfs. Le soleil se couche, frisquet. Une blonde en manteau noir me fixe depuis la fontaine. Catherine ? Bizarre. Puis, choc : Adam. Mon ancien prof de lycée. Blouson vert, jean bleu, sourire malicieux. Trois ans sans nouvelles. On papote, on rit. Il me raccompagne. ‘Un café ?’ Les mots sortent tout seuls. Dans mon studio, l’air s’alourdit. Café fumant, silences tendus. Il divorce. Deux ans seul. Ses yeux bleus me transpercent. On discute amour, vie, mes écrits. La lettre traîne là, muette. Tension monte. Il s’assoit sur le lit, sur l’enveloppe. ‘Pousse-toi !’ Je le repousse, mains sur son torse ferme. Erreur. Il m’attire, bouche chaude sur la mienne. Passion brute. Je résiste une seconde, puis fonds. Cœur en vrac, peau qui picote. Innocence qui craque.

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Ses lèvres dévorent les miennes, langue curieuse qui fouille. ‘Adam…’ Murmure étouffé. Il grogne : ‘T’es si belle, Élyne. Laisse-toi aller.’ Mains partout. Il arrache mon pull, caresse mes seins nus. Tétons durs comme cailloux sous ses doigts rugueux. Je gémis, première fois qu’on me touche là. Odeur de son cou : savon, sueur légère, homme. Il me plaque sur le lit, matelas qui grince. ‘T’es vierge ?’ chuchote-t-il, yeux fous. ‘Oui… Vas-y doucement.’ Il rit bas : ‘Pas de douceur ce soir, petite salope curieuse.’ Jeans virent à terre. Sa queue raide jaillit, veinée, énorme. Je tremble, la prends en main. Chaude, pulsante. ‘Putain, tes mains…’ Il halète. Je la lèche, goût salé, maladroite. Il guide ma tête, enfonce doucement. Glouglous obscènes. Mon string glisse, doigts en moi. ‘T’es trempée, Élyne.’ Doigts qui fouillent, jus qui coule. Cœur qui tambourine. Il me retourne, cul en l’air. ‘Regarde-toi, prête à te faire défoncer.’ Langue sur mon cul, léchouilles humides. Je hurle : ‘Baise-moi !’ Il entre d’un coup. Déchirure. ‘Aïe !’ Larmes. Il s’immobilise : ‘Respire, chérie.’ Puis pousse, lent, profond. Chair qui claque. ‘T’es serrée comme une gosse.’ Je m’habitue, hanches qui répondent. Sauvage maintenant. Il pilonne, mains sur mes hanches. ‘Crie pour moi !’ Sueur goutte, bruits de succion, lit qui cogne le mur. Orgasme monte, vague folle. ‘Je jouis !’ Corps secoué. Il grogne, se retire, gicle sur mes fesses chaudes. Semence tiède coule.

L’Approche

Corps emmêlés, souffles rauques. Il caresse mes cheveux collés. ‘T’as été parfaite, Élyne.’ Je souris, changée. Plus vierge. Odeur de sexe imprègne la pièce. La lettre gît par terre : acceptée ! Double victoire. Il se rhabille, embrasse mon front. ‘Notre secret.’ Porte claque. Seule, je ris, pleure. Innocence morte, femme née. Ce studio, témoin muet. Jamais plus la même. Plaisir addictif, interdit. Je garde ça enfoui, trésor sale et doux.

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