Je me souviens encore de la plaque de cuivre devant la porte de Jinay. Mlle J. Golog, Soins des femmes. Test de fertilité. Sans R-V. Frapper avant d’entrer. Mon cœur cognait comme un tambour dans ma poitrine. J’avais dix-huit ans, mes lunes approchaient, et tante Josée m’avait poussée : ‘Va voir Jinay, elle t’expliquera pour les cocons.’ La curiosité me rongeait. Et si c’était plus qu’une prescription ? La main tremblante, je frappe. Trois coups secs. Le bois vibre sous mes doigts. J’hésite. Tourne les talons. Non, je pousse la porte.
L’odeur m’envahit d’abord. Herbes séchées, miel de cédrat, un fond musqué de chairs chaudes. Jinay est là, dos tourné, mélangeant un pot. Sa robe moulait ses hanches rondes. Elle pivote, sourire complice. ‘Dominique, enfin. Assieds-toi.’ Sa voix rauque, nordique. Je m’assois sur le bord de la table d’examen, jambes serrées. La peau de mes cuisses frissonne sous ma jupe. ‘Tes lunes ?’ demande-t-elle. J’acquiesce, rouge comme une pivoine. ‘Papounet t’a envoyé chez Albert. Mais moi, je prescris.’ Elle rit doucement. Le moment bascule. Elle pose ses mains sur mes genoux. ‘Déshabille-toi dessous. Je vais t’apprendre.’ Mon souffle s’accélère. L’air est lourd. Je soulève ma jupe, baisse ma culotte. Nue jusqu’à la taille. Exposée. Mon sexe palpite déjà, humide de peur et d’envie.
L’Approche
Elle trempe son doigt dans le pot huilé. Miel tiède, odeur sucrée. ‘Écarte.’ Ses yeux plongent dans les miens. J’obéis, cuisses grandes ouvertes. L’air frais lèche ma fente. Elle soulève une fesse, glisse l’index dedans. Anal d’abord. Surprise. Mon trou se crispe, puis s’ouvre. Chaud, glissant. ‘Détends-toi, ma belle.’ Son doigt fouille, masse. Un gémissement m’échappe. Jamais ressenti ça. Puis elle sort, passe au devant. ‘Maintenant, le cocon.’ Elle en prend un, parfum lilas. Doux, spongieux. ‘Regarde.’ Elle le mouille, le présente à mon entrée. Je halète. Cœur en furie. Elle pousse doucement. Lent. Millimètre par millimètre. Ma chatte s’étire, avale. Plein. Intense. ‘Bouge les hanches.’ Je remue. Frottements internes. Plaisir monte, électrique. ‘C’est bon, hein ?’ murmure-t-elle. ‘Oui… oh Jinay…’ Elle accélère, enfonce-retrait. Sa main libre caresse mon clito. Dur, gonflé. Cercles rapides. Je mouille abondamment. Bruits de succion. Chaque poussée claque humide. ‘Touche-toi là.’ Je pince mes tétons sous mon corsage. Corps en feu. Elle se penche, souffle sur ma peau. ‘Goûte ton propre miel.’ Elle retire le cocon trempé, le porte à mes lèvres. Sucré-salé. Ma langue lèche. Sauvage. Je jouis. Secousses violentes. Cris étouffés. Vagues chaudes inondent. Elle me tient, embrasse ma cuisse. ‘Première fois comme ça ?’ J’hoche la tête, pantelante.
Le calme revient lentement. Jinay m’aide à me rhabiller. Ficelle du cocon pend, rassurante. ‘Ton secret avec moi.’ Je sors, jambes molles. La rue de Là semble neuve. Sourires des commères, innocents. Odile trottine au loin, mais je sais. J’ai changé. L’innocence partie, remplacée par une faim vorace. Chez moi, Papounet attend. ‘Merci pour les cocons.’ Il rougit. Je ris, bêtise cambrée en tête. Ce soir, je testerai plus. Avec un garçon peut-être. Mais ce secret avec Jinay, gravé dans ma chair frémissante. Pour toujours.