Dans ma chambre, à l’hôtel de Villards, Paris 1594. L’air est lourd, chargé d’un parfum de lavande fanée. Gabrielle, ma sœur aînée, la favorite du Roi Henri, est venue me voir. Son sourire coquin, ses yeux bleus qui percent. Mon cœur cogne déjà fort, comme un tambour de guerre. Elle parle du Roi, de ses envies. Mais ses regards glissent sur moi, insistants. La solitude pèse depuis que mon duc vogue vers les Amériques. Mon corps s’éveille, curieux, affamé.
Elle me propose de me déshabiller. Pour qu’elle juge, pour le Roi. J’hésite. Mes joues brûlent. Sœurs, on se connaît depuis toujours, mais là… différent. Un pas vers l’inconnu. ‘Montre-moi la vérité toute nue’, dit-elle en riant. Mes mains tremblent sur les lacets. La robe tombe, le corset suit. Nue devant elle. Ma peau de rousse frissonne sous son regard. Mes seins, un peu plus gros que les siens, tétons rentrés comme des colimaçons timides. Son nez mutin fronce. ‘Qu’as-tu fait de tes tétons, Catherine ?’
L’approche hésitante
Le basculement. Elle s’approche. Son souffle chaud sur ma peau. ‘Pince-les’, je murmure, la voix rauque. Ses doigts fins attrapent la chair molle. Pincement. Douleur vive, plaisir qui jaillit. Le téton sort, dur, arrogant. L’autre suit. Mon cœur explose, cognant si fort que j’en ai le vertige. Odeur musquée de ma peau, mélange de sueur et de désir neuf. Elle ne lâche pas. ‘Plus fort’, je gémis. Ses ongles mordent. Électricité remonte de mes seins à mon ventre. Ma chatte palpite, mouille déjà.
L’explosion des sens
Ses lèvres s’approchent. Succion sur ma lèvre supérieure. Bouche entrouverte, langues qui dansent, humides, affamées. Goût sucré-salé. Nos corps collent, peaux blanches qui se frottent. Elle tord mes tétons sans relâche. Je gémis dans sa bouche. Folie. On tombe sur le lit, draps froissés. Pas moi qui mène, non. Moi, la cadette, je plonge la tête entre ses cuisses. Odeur forte, intime, de sa chatte. Poils châtains trempés. Ma langue fouille, lape le clito gonflé. Elle ruisselle, mouille coule sur mon menton. Bruits de succion obscènes, ses hanches qui bucklent. ‘Oh putain, Catherine !’ Dialogues sales crachés entre râles. Mon nez écrasé contre son mont, je bois son jus. Elle jouit violemment, corps tétanisé, ongles dans mes cheveux. Cri étouffé, tremblements qui durent.
Et moi ? Elle inverse. Sa bouche experte sur ma fente. Langue agile qui cercle mon trou, aspire mon bouton. Mes tétons pincés par ses doigts. Vague monte, irrépressible. Je mords l’oreiller pour ne pas hurler. Orgasme me fracasse, jambes qui flageolent, vision floue. Elle lèche tout, nettoie ma crème. Silence haletant. Corps luisants de sueur. On rit, essoufflées. ‘T’as aimé, sœurette ?’ ‘Comme jamais.’ On parle du Roi, de son sexe moyen, de ses caresses tendres. Mais tout a changé. Innocence brisée, ce feu nouveau en moi. Secret gravé : ce qu’on s’est donné, nul ne saura. Le Louvre attend, mais ce moment, à nous. Pour toujours.