Dans la tente de Bastet, au camp d’Horus, l’air lourd d’encens et de vin sacré. La nuit tombe sur la plaine d’Edfou. Mon cœur cogne déjà fort après la mission accomplie, le pénis divin en sécurité dans ma besace. Bastet, la déesse chat, si douce, si féline, me fixe de ses yeux verts luminescents. On a ri ensemble des folies de Seth. Puis elle s’approche, son souffle chaud sur mon cou. ‘Comment tu as réussi, jolie Maya ? Ta chatte d’enfer…’ Sa voix ronronne, rauque. Elle lèche mon lobe d’oreille, langue rugueuse comme du velours. Un frisson me traverse la peau, du ventre jusqu’aux cuisses. Innocence qui vacille. Je suis vierge de ça, de ces émois entre femmes. Curiosité qui bouillonne, brûlante. Mes joues rougissent, mains moites. ‘Bastet, je… c’est ma première fois.’ Elle miaule doucement, ses griffes effleurent mon bras, légères. Hésitation. Le tissu de ma tente craque sous le vent du désert. Odeur de sa fourrure musquée, mélange de miel et de sable chaud. Mon pouls s’emballe, gorge sèche. Tout bascule quand elle plaque ses lèvres sur les miennes, douces, insistantes. Je fonds, les jambes tremblantes.
Ses mains glissent sous mon t-shirt Powerslave, frottent mes seins nus. Mamelons qui durcissent instantanément, picotement électrique. ‘Déshabille-toi, petite abeille.’ Voix basse, sale. Je balbutie, maladroite, tire sur mon short court. Nue devant elle, peau qui frissonne sous son regard affamé. Elle se délecte, retire sa tunique légère. Corps parfait, courbes félines, poils soyeux au pubis, triangle sombre invitant. Je touche, hésitante. Sa chatte chaude, humide déjà. Doigts qui plongent, glissants. Elle gémit : ‘Plus fort, lèche-moi.’ Je m’agenouille, odeur enivrante d’iode sauvage et de désir. Langue timide sur ses lèvres gonflées, goût salé-sucré. Elle agrippe mes cheveux, guide. ‘Comme ça, salope curieuse.’ Mon cœur explose, clito qui pulse. Elle me renverse sur les tapis, visage entre mes cuisses. Sa langue râpeuse fouille ma fente vierge, aspire mon bouton. Décharge fulgurante, jus qui coule. Je crie, ondes de plaisir brut. Doigts en moi, deux, puis trois, étirement brûlant. ‘T’es serrée, vierge abeille.’ Baiser sauvage, nos chattes qui se frottent, claquent humides. Sueur, gémissements, bruits de succion obscènes. Orgasme qui me secoue, corps arqué, vision floue. Elle jouit à son tour, miaulant fort, griffes dans mon dos.
L’hésitation avant le basculement
Retour au calme, enlacées, souffles haletants. Sa queue fouette l’air doucement. Peau collante de nos sécrétions. Je sens le changement : innocence brisée, femme éveillée. Secret gravé dans la chair. Au matin, je lui montre mon briquet Bic. Flamme jaillit, elle miaule d’émerveillement. Petit-déj glouton, regards complices. On sort sous les yeux amusés de Thot et Ptah. Guerre dehors, mais en moi, paix sensuelle. Ce moment avec Bastet, dans cette tente, m’a transformée pour toujours. Le chaos de Seth attend, mais je porte désormais ce feu intérieur.