Les toilettes du pub. Odeur de pisse et de bière éventée. Musique qui cogne à travers les murs, basses qui vibrent dans ma poitrine. J’ai 18 ans, majeure mais encore innocente. Curiosité qui me ronge depuis des semaines. J’ai entendu parler de ces endroits, ces coins sombres où ça se passe. Cœur qui bat la chamade, paumes moites. J’hésite devant la porte des mecs. Un pas en avant, un en arrière. Et si on me voit ? Et si c’est trop ? Mais l’adrénaline monte, chatouille la peau de mes cuisses sous ma jupe courte. Je pousse la porte. Tremblote. Un type là, adossé au lavabo, bite à l’air. Gros. Épais. Il me fixe, l’homme avec le téléphone qui filme déjà. Sourire en coin. Je m’approche, jambes flageolantes.
Je la prends en main. Chaude. Rigide comme un ressort. J’appuie vers le bas, elle remonte d’un coup, élastique. Je recommence, fascinée. Peau douce qui glisse. Regard inquiet vers l’objectif. Noir, presque coupable. Lentement, je décalotte. Le gros champignon émerge, violacé, luisant. Méat qui perle une goutte claire. Doigt tremblant qui touche. Filament gluant qui s’étire. Odeur musquée, salée. Je porte à mes lèvres. Goût amer, nouveau. Langue qui fouille. Cœur qui explose. Je tourne la tête : « It’s so big… » Voix rauque, petite. L’homme filme : « Suck it ! » Ordre sec. J’obéis. Yeux fermés. Narines qui s’écartent. Je renifle d’abord, profonde inspiration. Puis langue dehors, lécher le gland humide. Frotter sur mes lèvres pulpeuses. Bouche qui s’ouvre, engloutit. Chaud, plein. Salive qui monte.
L’approche hésitante avant le grand saut
Il insiste : plus profond. J’essaie. Gorge qui se bloque. Toux violente. Paquet de salive épaisse qui gicle, presque vomit. Yeux larmoyants, respiration hachée. Il rigole : « Yeah, that’s it girl ! Choke on it ! » Content, vicieux. Je recule, observe encore cette colonne de chair veinée. « It’s too big… » Plaintif. Il grogne : finis-moi à la main. Je branle, vite. Peau qui frotte, bruit de chair humide. Il accélère mes gestes : « Continue, whore ! Dirty slut ! » Insultes qui claquent, excitent malgré moi. « Fucking sperm junky ! » Grogne bas. Je sens venir. Bouche grande ouverte, prête. Ses mains sur ma tête, forcent. Jet chaud, épais. Giclées qui frappent le palais, glissent en gorge. J’avale, convulse. Trop. Déborde aux commissures, coule sur menton. Déglutis dur, reprends air.
L’homme au téléphone approche son sexe. Main gauche qui branle furieusement, filme toujours. « Deuxième service, salope. » Bouche ouverte à nouveau, langue sortie. Il éjacule vite. Giclées gluantes sur visage. Joues brûlantes, lèvres, menton dégoulinant. Chaud qui sèche déjà. Visage poisseux, marqué. Cinq minutes quarante-deux. Tout tremble, lumière faible. C’est fini. Je me redresse, essuie maladroitement. Jambes molles, chatouillis entre cuisses. Goût persistant, odeur de sperme partout. Innocence basculée. Plus la même. Secret gravé, excitation qui renaît rien qu’à y penser. J’ai goûté l’interdit, voulu plus. Ce soir-là, dans ces toilettes crades, je suis née autrement.